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18 février 2018

L'église de Prémillieu

 Ne pas laisser perdre la mémoire des anciens. Le texte ci-dessous est de Raymond Gramusset, ancien maire de Prémillieu.

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L’EGLISE DE PREMILLIEU.

 

La grande révolution de 1789 est terminée. Le presbytère a été vendu en 1790 et l’église quelque peu détériorée. Mobilier, ornements et objets de culte ont disparu.

Et pourtant les paroissiens n’étaient pas foncièrement des anticléricaux. Mais ils avaient participé joyeusement au pillage et à l’incendie de l’abbaye de saint Sulpice.

On dit même qu’un excité, faisant tirer ses bœufs, voulut jeter à bas le clocher. Il avait posé sa veste pour être mieux à son aise. Un petit malin réussit à la rapprocher des murs et s’écria « Vas-y continue ! Regarde comme ta veste est déjà loin ! » Au moins savons-nous qu’un clocher existait…

Cette église là, mesurait 21 mètres en longueur et 5,70 mètres en largeur. Elle était composée du chœur (encore existant) et d’une très petite sacristie. Le toit était en chaume. Un lambris établi sous le rampant du comble couvrait la nef et le chœur.

Le cimetière qui, à l’origine, se trouvait devant le portail ouest avait été translaté au nord. Quelques sépultures bordaient le mur sud du bâtiment.

En 1836, Monseigneur Devie, effectuant une visite pastorale écrivait : « l’église de Prémillieu à un clocher neuf. L’autel est revêtu d’une assez belle boiserie dorée et quatre colonnes torses provenant de l’abbaye de saint Sulpice »

L’autel est toujours là, magnifique mais les colonnes ont disparu.

Le 18 septembre 1853 –liasse archives nationales Paris- le conseil municipal adresse une supplique au sénateur et général Carrelet afin d’obtenir une subvention pour réparer l’église et acheter un autre presbytère. Pas de réponses…

Le 5 juillet 1855, nouvelle correspondance. Prémillieu et Armix réunis se proposent d’agrandir leur église paroissiale. Le devis de l’architecte diocésain Dufour s’élève à 7213.86 Francs Or. On ne put réunir que 4257.75 F, plan, devis et financement ne sont pas acceptés.

Le 28 août 1857, le curé Joseph Gouvat et le maire Louis Guillon adresse une supplique à l’empereur Napoléon III par l’entremise de l’évêque de Belley. Il semble qu’elle fut remise à l’impératrice Eugénie, femme très pieuse (trop, aux dires de l’empereur)

Un malheur était survenu. Un certain Fillion, artiste peintre venait d’incendier le presbytère nouvellement acheté par la commune. Lui-même et sa « femme » devaient parrainer une cloche. Au dernier moment on s’aperçut qu’ils avaient quitté leur foyer pour venir à Prémillieu filer le parfait amour. Rendez-vous compte !

Donc, dans la nuit du 2 au 3 août 1857,  le presbytère, également lieu de culte, puisque l’église venait d’être découverte et en partie démolie pour réparations, la « fruitière » voisine et dix maisons s’envolèrent en fumée.

« Il vaut mieux s’adresser au Bon Dieu qu’à ses saints ! » L’empereur alloua généreusement une subvention de neuf mille francs pour racheter l’ancien presbytère où on logerait le prêtre et où la messe serait dite.

Il faut croire que l’église fut tant soit peu « redressée » puisque le 8 février 1879 le conseil vote cent cinquante francs pour réparer la toiture de l’église emportée par un ouragan. Un certain Roty, plâtrier à l’Avant Thézillieu bâtit la voûte du chœur, en utilisant le tuffeau de la vallée. La patience et la constance finissent par payer.

Le 31 mai 1884, on désigne Cornet à Lyon comme architecte. Le 18 février 1885, plan et devis sont déposés en sous-préfecture. Le devis s’élève à 15179.18 francs y compris les honoraires d’architecte. Le chœur et le clocher seront conservés. On reconstruira la nef voûtée et  un transept voûté également. On ajoutera deux sacristies. Le 29 décembre 1886, le sous-préfet informe le maire que le ministre des cultes (qui était aussi celui de l’éducation) a décidé le 19 décembre 1885 d’accorder un secours de 8500F. La commune empruntera 5000F. Le solde sera fourni par la fabrique (organisme gestionnaire de l’église et de ses biens). De plus les villageois s’inscrivent pour 600 journées gratuites. J’ai connu un autre temps et je suis émerveillé…Verdeau sera l’entrepreneur de construction. Ses maçons arriveront de la Creuse. La pierre, assez belle sera extraite dans les environs (au Kota et aux Routes) La réception définitive eut lieu le 26 juin 1888. Le curé Gras et le maire Gramusset François étaient présents. Le coût global de la construction s’élevait à 17086.66 F A cela on doit ajouter les honoraires de l’architecte Corret : 406.30 F, le verrier Magnin, 60 rue saint Georges à Lyon percevra 838.88 F. Les intérêts de retard de paiement coûteront 85 F (tout fut soldé en 1890) Total 18409.80 F pour un de vis de 15179.18 F. Je suis plein d’admiration pour la qualité du travail, pas une pierre n’a bougé.

En 1927, Maurice Favre de Thézillieu couvrira le chœur en tôles galvanisées pour la somme de 1067.25 F. En 1959, Monsieur Alphonse Gudin, maire, fait recouvrir le clocher. Plan et devis sont établis par Monsieur Fournier architecte D.P.L.G. à Lyon. Joseph Combet, menuisier du village effectuera le travail pour la somme de 3400 francs (anciens francs) Les fidèles apporteront 10500F

En 1990, Monsieur Raymond Gramusset, maire, fait refaire le plafond et le plancher de la sacristie par l’entreprise Goumas (5000f et fait électrifier les cloches par l’entreprise Pernoud de Montagnieu (29089.08 F)

La plus petite cloche datée de 1839 pèse 225 kg et la plus grosse de 1856 pèse 325 kg. Elles ont, aux dires des spécialistes un tintement clair et agréable.

Enfin en 1993/94/95, toujours sous la magistrature de Raymond Gramusset, de gros travaux furent effectués à l’intérieur du bâtiment : la pierre fut mise à nu et tout fut sablé. Puis les joints ont été refaits. Les voûtes furent décapées et blanchies. Le résultat a dépassé les espérances. Les Prévitali père et fils de Martignat, sont de dignes successeurs des bâtisseurs de cathédrales.

Portail et portes furent reproduites à l’identique de l’original par l’entreprise Vervier de Villefranche 69. ELCO de Champdor se chargea de l’électricité.

Messieurs Savey, maçon, Emin Henri menuisier et Pesenti-Carrara, plâtriers apportèrent également leur concours pour les finitions. Coût total : 615064.71 F. Malgré les demandes pressantes et réitérées, pas un sou de subvention ne nous fut accordé.

En 2001, Monsieur Daniel Gramusset, maire, fit poser un très beau vitrail sur la façade.

 Le concepteur fut le maître verrier Gérard Geiss. Il représente notre patronne, sainte Marie Madeleine. Des réparations furent également faites sur la toiture du chœur.

Si vous passez par-là durant la belle saison, vous trouverez l’église ouverte. C’est un lieu de prière et de paix : vous pourrez admirer un très bel autel en bois, récemment restauré grâce à un don. Vous verrez également une cuve baptismale en pierre avec croix-patée sur le fond et un bénitier à godrons en marbre vert d’Italie, provenant de l’abbaye et utilisé comme cuve baptismale.

A la demande, on vous montrera un fond de stalle haute de style gothique, don de l’abbé de saint Sulpice.

Je voudrais avoir pu « rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »

 

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11 février 2018

Escapade à Marrakech

 Escapade à Marrakech 

Pour fuir l’hiver hautevillois, rien de tel qu’un séjour à Marrakech.

Lors de la remise du prix Tourisme et gastronomie à Fabrice Barbarin à Bourg ; Une rencontre m’a permis de découvrir un joli riad bien situé dans la médina de Marrakech, le riad Sélouane.

Une oasis de silence, dirigée par des gens charmants et serviables, Nouri, Hafida et Mustapha sont aux petits soins pour leurs hôtes.

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Un monde de calme et de repos dans le tourbillon des Marrakchis. Ce riad intra-muros vous permet de visiter la ville à pied...

Vous êtes à côté de la place Jemaa el-Fna, lieu de vie extraordinaire, les matins sont relativement calmes mais en soirée la vie y est trépidante.

Place Djemaa El Fna

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Le point de repère est la Koutoubia haute de 77 mètres qui se voit de loin, aussi bien de la ville nouvelle que de la Médina ou de la Kasbah

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Le quartier des Tanneurs

Pas aussi important que celui de Fès, mais agréable à voir en Janvier, les odeurs sont limitées, on vous donne tout de même un bouquet de menthe à l'entrée au cas où.

les tanneries de Marrakech (2)

L'occasion fait que je me rends à Taroudant, la superbe ville entourée de rempart, puis  à Agadir où l'on se régale à la pêcherie d'excellents poissons frais, beignets de calamars, crevettes grillées, et dorades.

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Taroudant

Retour à Marrakech, je découvre les tombeaux Saadiens. Première stupeur les roses sont en fleurs comme au mois d'Août à Hauteville.

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superbe architecture:

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Le palais de la Bahia, (La Belle) construit pour la favorite d'un vizir étant à côté, je n'hésite pas au plaisir de la découverte.

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Dans la ville nouvelle , les jardins de Majorelle et le musée Yves Saint Laurent sont incontournables. Le musée où les photos sont interdites n'a rien à envier au musée parisien sur le même thème.

Jardins de Majorelle (5)

Jardins de Majorelle (6)

Jardins de Majorelle

Le marathon de Marrakech attire la foule, pourquoi ne pas en profiter pour se mêler à la foule venue de tous les pays, les jardins de la Ménara n'étant pas loin de l'arrivée, je n'hésite pas à continuer la balade sous le soleil.

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jardins de la Menara (7)

Autre heureuse surprise, rue dar El Bacha une exposition temporaire sur les lieux saints partagés, au croisement des religions monothéistes.

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Belle présentation des trois religions : juive,chrétienne et musulmane, C'est une très belle découverte.

palais Dar El Bacha, lieux saints partagés (2)

Autres visites, le musée de Marrakech

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et le musée Mouassine

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De retour à Hauteville,la neige, heureusement que j'avais rechargé les piles, sur la terrasse de l'Excellent Riad Selouane

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Terrasse du riad Selouane (2)

 

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La farce du Boulanger

    

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  LA FARCE DU BOULANGER.

 

     On se souvient encore de ce bon pain d’avant la guerre, au levain, cuit au feu de bois ; ce pain dont on tente de retrouver le goût aux fêtes des fours.

On se souvient des couronnes craquantes pesées à l’avance, marquées d’encoches en chiffres romains indiquant le poids –exemple XXIIII soit 2.400 kg-

On se souvient encore des années difficiles et des 350 grammes attribués quotidiennement aux travailleurs de force et aux adolescents baptisés J 3 : 250 grammes aux autres. On se souvient de tout ça, mais le souvenir le plus marquant, c’est celui du boulanger de la rue qui monte à l’église devenue depuis rue Joseph Viallaz.

C’était un boulanger farceur, truculent, enfariné et bon vivant. Il devait avoir une ascendance terrienne car il se plaisait à cultiver de grands jardins aux endroits où s’élèvent maintenant plusieurs bâtiments.

Il récoltait là tous ses légumes et la nourriture de son cochon ! Un cochon qui l’accompagnait partout, semant la panique et affolant les nombreux curistes au café de la poste où il descendait prendre son apéritif.

Hauteville  était en pleine activité et après ces tristes années de disette tous les commerces étaient prospères.

En janvier 1948, le ministre des finances décida de retirer les billets de 5000 F anciens espérant récupérer ou dévoiler les nouvelles fortunes. Les billets pouvaient s’échanger à la perception ou la banque, chaque établissement était gardé par un requis armé d’un fusil de chasse.

L’échange devant se faire en deux ou trois jours, le défilé était permanent. Chacun apportait sa ou ses quelques coupures.

Notre boulanger n’aimait pas trop que l’on fasse allusion à son magot. Il prépara une mise en scène…

On ne s’amuse pas avec les percepteurs ! Mais le banquier que je connaissais bien, tout aussi farceur, accepta la complicité en souriant.

A l’heure prévue, on vit défiler notre boulanger encadré par deux compères armés de gourdin et poussant une brouette sur laquelle trônait une lessiveuse de belle taille. 3 billets de 5000F savamment placés dépassaient du couvercle, ce qui laissait supposer que la lessiveuse était pleine.

Il faut se souvenir qu’à cette époque les dépôts bancaires étaient peu connus, la lessiveuse avait une vocation de coffre-fort pour les nantis, ils pouvaient ainsi stocker leurs coupures à l’abri des rongeurs.

Celle de notre boulanger, à la mesure de son commerce, avait une belle capacité. On arrêta la brouette devant la banque, notre farceur avec l’aide d’un des deux compères se saisit de la lessiveuse et pénétra dans l’arrière boutique de la banque loin des regards indiscrets.

Les bons comptes faisant les bons amis, boulanger, compères et banquier s’affairaient pour vider la lessiveuse d’une montagne de vieux journaux dont on avait prudemment retiré les billets de 5000 F (3, je crois) qui ne suffisaient même pas à payer les libations au café d’en face.

On festoya toute la nuit pour savourer cette belle farce et au petit matin, goguenard et souriant, notre boulanger décida de rentrer. C’était l’heure de la première fournée.

L’histoire fit le tour du plateau, et l’on broda un peu plus sur la situation des commerçants. Moi qui ai connu beaucoup de ces hommes d’un temps révolu où l’on savait vivre et se distraire, je peux témoigner qu’ils sont loin d’avoir tous fait fortune, même s’ils étaient les seuls à détenir les vraies richesses.

 

                                                                                     Marius GUY

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20 janvier 2018

Spéléologie au Val d'Hauteville-Lompnes

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La spéléologie à Hauteville-Lompnes.

Les gens du plateau ont toujours eu envie d’explorer grottes et gouffres. Il existe dans la grotte de Charabotte des graffitis remontant au 19ème siècle et la grotte de Kotarakia n’avait pas de secrets pour les petits bergers que nous étions.

Dans les années 1950, Roger Excoffier Buisson, André Soleilhac, Marcel Goyet ont commencé à faire des fouilles un peu plus scientifiques, entrainant dans leur sillage des jeunes à qui ils ont transmis leur passion.

Sous l’impulsion et la passion de Bruno Hugon, inscrit dans le club d’HL depuis l’âge de 10 ans, ce club a pris une dimension nationale voire internationale.L’histoire de cette passion a commencé vers 1964 :

« Je suis tombé dans la spéléo quand j’étais petit. J’ai toujours eu dès ma plus tendre enfance eu envie d’explorer les « trous ». Alors que je n’avais que 5 ou 6 ans, je creusais des trous dans le jardin, ou dans la cave de la maison pour aller chez les Chinois. On verra, ironie du sort que ce rêve c’est en quelque sorte réalisé beaucoup plus tard ! »

Bruno Hugon est devenu moniteur fédéral en 1977, puis Breveté d’état en spéléo et canyon en 1995. Enfin accompagnateur en montagne en 2010. Il a encadré dans sa fonction à Hauteville Stage Sport Santé plusieurs milliers de personnes.

Il a découvert de nouvelles cavités dont une porte son nom au niveau national.

 Il assume la présidence du club spéléo D’Hauteville Lompnes  depuis de nombreuses années,  auquel il a su impulser une dynamique qui fait du GSHL un « grand club spéléo ».

Les activités du Club :

Au moins 30 km de première dans l’Ain (personne ne peux rivaliser !)

                                      -  plus de 10 km dans les autres départements français.

                                          - plus de 60 km à l’étranger, ce qui fait un total approximatif de 100km de nouvelles galeries  découvertes.

                                           - découverte de la première grotte de l’Ain qui atteint aujourd’hui 24 km. (Grotte de la Falconette à la Burbanche)

                                         - Une première en Crête, la cote -1000 m dépassée.

                                             -participation à l’exploration qui permit à la plus grande grotte de Chine de dépasser 100 km.

 

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                                             -Nombreuse premières aussi à l’avènement du canyoning : Dont les gorges de la Diosaz considérées comme l’une des plus belles descentes des alpes françaises, ou la Tine des fonds, l’une des plus dures et des plus engagées.

                                            -Auteur de 2 topoguides de canyon et de nombreux articles dans les revues spécialisées. (Spéléo 01, spéléAlpes, Spélunca (revue fédérale) le règne minéral (revue nationale de minéralogie) Un pavé sur 5 ans d’exploration en chine etc…

                                            -Les expéditions : 6 expéditions en Chine dont les cavités sont immenses à l’échelle du pays et souvent très longues, 2 expéditions en Crête où les gouffres peuvent atteindre une très grande profondeur, et  2  en Papouasie nouvelle Guinée où l’on trouve des cavités immenses avec les plus grosses rivières souterraines du monde.

Aa Bruno Hugon en papouasie

 

 

En outre, il y a cet attrait pour la géologie en général, dont la spéléo est une des applications directes, mais il y a aussi la récoltes des fossiles Bugistes et des minéraux alpins, qui a permis de constituer une collection assez remarquable.

La spéléo c’est aussi :

                       -L’immersion au cœur d’un pays et de sa population, en étant complètement déconnecté des circuits touristiques.  Cela permet des rencontres insolites et très enrichissantes.

                     -Chaque expédition, c’est aussi à chaque fois une nouvelle équipe de personnes qui partage la même passion, Il y a toujours un côté humain très fort avec de nouvelles rencontres et de véritables amis chinois !

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                    -une expédition, c’est aussi souvent l’aventure, avec les moyens de transport, la nourriture, les lieux d’hébergement. En Papouasie par exemple, nous avons dû embaucher des porteurs papous pour transporter nos 2 tonnes de matériel jusqu’au lieu désigné pour le camp. 3 d’entre eux sont ensuite resté avec nous durant toute la durée de l’expédition, pour nous aider à construire nos abris, tailler les sentiers à la machette, chasser, ou ramener quelques rares plantes ou légumes pour améliorer notre ordinaire.

Cb l'équipe de l'expédition

« Nous dormions dans des hamacs suspendus entre les arbres, au milieu de la jungle, et dans l’une des dernières forêts primaires encore vierge de toute exploitation humaine, et tout cela à des heures voir des jours d’accès de la civilisation. Ça a été une révélation, c’était extraordinaire d’être immergé au milieu de cette forêt avec une vie exubérante. Sur l’ile de nouvelle Bretagne où nous étions, 200 nouvelles espèces ont été découvertes par les scientifiques ces 2 dernières années !

Chacun a du construire son petit abri perso, ainsi qu’une tente collective pour le matériel et la nourriture. Tous les jours, il pleuvait en fin de journée, nous étions en saison sèche ! Il tombe 6 à 8 m d’eau par an dans ces contrées ! (1,60m chez nous) La chaleur (prêt de 30°) combinée à l’humidité, obligent à traiter les moindres « bobos » rapidement pour éviter les infections qui peuvent évoluées rapidement en ulcères tropicaux. Tous les jours, nous nous enduisions les pieds de graisse servant normalement à ferrer les chevaux, et utilisions des chaussettes spéciales onéreuses, mais efficaces pour éviter les terribles mycoses qui peuvent vous rendre la marche impossible pendant plusieurs jours. Nous n’avions pas de médecin, aussi nous avions une grosse pharmacie et avions pris un abonnement vers un organisme spécialisé pour les expéditions, où un médecin pouvait être joignable avec notre téléphone satellite 24 h sur 24, et pouvait guider nos gestes en cas d’urgence.  . Nous aurions pu être amenés à recoudre un camarade, ou à le plâtrer, voire plus si besoin ! »

Nous sommes monté sur un volcan actif, avons subi une tempête phénoménale en pleine nuit et comme si ce n’était pas suffisant,  le bateau est tombé plusieurs fois en panne ! Cette même nuit un ferry coulera au large de la Nouvelle Bretagne causant la mort de 150 victimes. Nous avons vécu 3 tremblements de terre dont un particulièrement  impressionnant, mais cela est presque normal dans ce pays situé sur la ceinture de feu du Pacifique. Le retour c’est effectué pour partie en barque. Nous sommes partis de nuit pour 10h00 de mer, en étant 4 entassés dans une barque, sans feux, sans gilets de sauvetage ou autre moyen de sécu.

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Toutes ces péripéties, pourraient être traumatisantes pour le commun des mortel, pour ma part je m’en suis régalé, elles ont largement contribuées à rendre ce voyage extraordinaire. »

Je me plais à dire que pour moi le plus merveilleux des hôtels, n’a pas 5 étoiles, mais mille étoiles. Comprenez par la que je préfère dormir dehors dans des conditions spartiates en regardant le ciel, plutôt que dans un luxueux hôtel ! »

 « On part parce qu’on a besoin de distraction, et l’on revient parce qu’on a besoin de bonheur »

Victor Hugo

 

 

 

 

 

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14 janvier 2018

Un conteur s'en est allé!

Marius Guy

Marius Guy était un conteur né.

Il excellait à raconter des histoires, de  « belles histoires ».

 

Dès ses vingt ans, il fit ses débuts de chroniqueur dans le journal « La Marseillaise » alors qu’il effectuait son régiment, puis il continua pour les journaux régionaux et départementaux, « Le Progrès », « Le Dauphiné Libéré », « Le Coq Bugiste ». Il participa aussi au journal local « La Traverse » crée par l’équipe de l’Orsac. Cependant tous ses articles, chroniques, billets d’humeur n’étaient pour lui qu’un amusement car son métier était  celui d’agriculteur.

Une profession qu’il assumait avec talent, ayant été un des premiers à sélectionner ses vaches « pie rouge de l’Est ». Il vendit même au Japon une souche reproductrice. Il fut même président de la coopérative laitière d’Argis.

 La terre était sa passion !

 

Durant de nombreuses années, il a  apporté sa collaboration au magazine chrétien « L’Echo du Plateau », dont il occupait solidement la dernière page de couverture. Ses contes et nouvelles étaient  très appréciées, pour la plus grande joie de ses fidèles lecteurs. Combien de fois n’avons-nous pas entendu : « Quand l’Echo arrive, je regarde aussitôt la dernière page pour y découvrir le conte de Quinet et je me régale ! »

 

Ce rendez-vous avec les lecteurs, Quinet l’assumait à chaque parution, se creusant parfois la tête pour trouver le sujet à développer. Mais une fois le sujet adopté et mûri dans son esprit, il se saisissait d’une feuille de papier et d’un crayon et se mettait à écrire. Les mots lui venaient rapidement, car comme le disait Boileau « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ! »

 

Son style était direct, plein d’humour, avec souvent des brins de nostalgie pour les temps anciens si rudes qu’ils aient été. Sa manière de penser se retrouve même dans la devise qu’il avait  choisie pour son cadran solaire –il avait soixante dix ans à l’époque- : « Dommage qu’il soit déjà si tard ! »

 

 

Après avoir écrit un premier livre de contes et chroniques sous le titre « Au fil des Jours » Marius Guy a proposé à ses fidèles lecteurs un second volume « L’automne de mes jours »

 

Il était normal que la suite des contes, chroniques et nouvelles de Marius Guy, alias Quinet, fusse publiée.

 Très souvent il se plaignait de sa mémoire qui flanchait disait-il, mais jusqu’à Quatre vingt douze ans, bien des personnes aimeraient avoir encore les belles capacités intellectuelles qu’il déployait.

 

Est-ce dû aux « hectares de mots croisés » selon son expression favorite, qu’il effectuait d’années en années qui lui donnaient encore cette vivacité d’esprit, nul ne le sait.

« La nostalge » comme dit Robert Hossein est nécessaire aux gens qui prennent de l’âge : elle leur maintient des sentiments de jeunesse qui ont tendance à s’émousser avec le temps.

La vie des anciens n’était pas très facile, mais dans la mémoire de l’auteur, elle était pleine

     « De jolis souvenirs, qui sont autant de petits bonheurs, pourquoi vouloir les oublier ! »

 

                                                                                     

Marius Guy était un  paysan malicieux et charmeur, à la répartie vive et au grand sourire plein d’amitié et d’humanité.

Un conteur qui meurt est une bibliothèque qui brûle ! Il est heureux qu’il nous ait laissé des écrits.

 

 

Il restera dans la mémoire des gens du Plateau, de la Combe du Val, du Valromey comme un conteur né !

 

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04 janvier 2018

Origine de la vierge de Champdor

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ORIGINE DE LA VIERGE DE CHAMPDOR :

 

 

C’est en 1855 que Joseph GUILLOT naquit à Champdor de Jean Baptiste GUILLOT et de Marie Rosalie LEVRAT. Il était l’avant dernier d’une famille qui comptait déjà 6 filles et 2 garçons. Son arrière grand mère Sébastienne HUGONNET épouse GUILLOT était célèbre dans la région. C’est grâce à elle que l’église de Champdor à pu conserver son magnifique autel.

A la révolution, elle le fit démonter morceau par morceau puis distribuer ceux-ci dans différentes familles dont- la liste fut faite par un des rares capables d’écrire à cette époque : son fils Victor âgé de 12 ans. Grâce à cette liste soigneusement conservée, l’autel fur reconstruit pièce par pièce sous Napoléon..

Saint François de Sales et saint Victor (qui perdit quelques doigts dans ce déménagement) ont retrouvé leur place qu’ils occupent depuis.

Après de brillantes études au séminaire de Meximieux, puis à celui de Brou, il fut nommé à sa demande à Waverlé ville cosmopolite où se côtoyaient Irlandais, Allemands, Polonais et Français. Il y fit construire une école où tous purent y apprendre l’anglais. Après plusieurs postes, il termina sa carrière à saint Paul du Minnesota aux Etats Unis après avoir fait preuve d’une grande générosité envers son diocèse et son village natal.

 

A sa dernière visite en France en voyant travailler un artiste du pays Monsieur Alphonse MONNET, autodidacte bourré de talent, il eut l’heureuse idée de laisser à ses compatriotes un souvenir durable. Admirant le travail de monsieur Monnet et son goût de la perfection, ils se mirent d’accord sur l’œuvre à accomplir.

 

Plusieurs maquettes en terre puis en plâtre (modèle réduit bien sûr) traversèrent l’Atlantique et sont certainement conservées dans le Minnesota.

 

Le travail gigantesque n’effrayait pas le sculpteur, seul sans architecte sans ordinateur, il eut à calculer la solidité du terrain, la taille et la mise en place de cette statue haute de 13 mètres dont l’élégance et l’harmonie des proportions étonnent encore les artistes contemporains.

 

L’INAUGURATION DE LA VIERGE.

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Le 8 juin 1941, il y a juste 60 ans, aurait pu être une grande fête religieuse pour tout le plateau, un beau dimanche comme les dimanches d’avant la guerre.

Mais la défaite était trop récente, toute la France portait encore le deuil de ses soldats morts au combat et ils étaient encore nombreux retenus bien loin là-bas dans les stalags. L’avenir s’annonçait sombre et incertain.

 

Le long cortège des paroissiens de Champdor, augmenté par ceux des paroisses environnantes qui s’avançait en procession depuis le village jusqu’à la colline reflétait tout le recueillement. Il y avait énormément de monde, c’est étonnant ce que la peur de la guerre peut parfois réveiller la foi des baptisés.

 

Devant le massif montagneux qui la domine, la vierge apparaissait encore plus blanche.

Les belles carrières du pays avaient fourni cette noble matière plus dure à travailler que le marbre et aussi belle aujourd’hui qu’au premier jour.

 

Monseigneur Gauthier, missionnaire de la montagne, le chanoine Monnet vicaire général et le curé Loisy accueillaient cette foule et prêchaient la confiance qu’il fallait garder.

Une centaine de gamins avait déposé auprès du socle des milliers de narcisses cueillis le matin même au pied du monument le long de l’Albarine…La colline parée d’oriflammes et de longues guirlandes de branches de sapins prenait un véritable air de fête.

 

Monseigneur Guillot venait d’avoir 86 ans, il ne vit jamais la statue achevée mais ce jour-là au-dessus de l’Atlantique, ses pensées ont dû croiser  les pensées des Cambots.

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                                                                                              Marius Guy

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27 décembre 2017

Histoire de cloches

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BAPTEME DES CLOCHES.

 

 

L’an 1823 et le 4 février ont été bénites dans l’église paroissiale d’Hauteville  par nous curé soussigné, assisté de messieurs les curés de Longecombe, Aranc, Hostiaz, Argis, Tenay, Evosges et Champdor deux cloches pour le service du culte de laditte paroisse d’Hauteville, l’une du poids de six cent septante neuf kilogrammes sous le vocable de Marie Antoinette, le parrain et la marraine sont Monsieur Claude Antoine Collet, juge de paix du canton d’Hauteville  et dame Marie Anne Troccon, femme de monsieur Jean -Louis Dumarest propriétaire domicilié à Lompnes paroisse susditte, représentée par demoiselle Césarée Dumarest leur fille pour cause de maladie de Marie Anne Troccon femme Dumarest sa mère.

La deuxième du poids de cinq cent dix kilogrammes sous le vocable de Marie, le parrain et la marraine sont Monsieur Guillaume Benot, maire de la commune de Lompnes de dame Marie Thérèse Françoise Mary épouse de monsieur Anthelme Cyvoct notaire et maire d’Hauteville  qui ont signé de tout selon les règles du rituel et les cérémonies prescrites par l’église.

A Hauteville  les jours et an que dessus.

 

Suivent les signatures de Bontemps curé d’Hostiaz Benot, Collet, Goux curé de Champdor et Grillot curé d’Hauteville .

 

 

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24 décembre 2017

Jours des quatre temps pour 2018

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Les quatre temps pour 2018

Les quatre temps de l'Avent ou de l'hiver

20 décembre 2017, premier jour :

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temps maussade, nous sommes sous un anticyclone qui bloque au sol l'humidité donc, nuages, brouillards tenaces; temps doux cependant, devrait correspondre au temps du mois de janvier s.g.d.a.

22 décembre 2017 : deuxième jour des quatre temps : prévision pour février.

 

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troisième jour 23 décembre : temps doux, toujours des brumes quelques rayons de soleil rares en altitude; ce devrait être le temps de mars

s.g.d.a.

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Les quatre temps de printemps ou de carême

sont les21, 23 et 24 février 2018

Les quatre temps de pentecôte ou de l'été

les 23, 25 et 26 mai 2018

les quatre temps d'automne

les 19,21 et 22 septembre 2018

 

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18 décembre 2017

Le Valromey pays de toutes les cultures

Le Valromey, pays de toutes les Cultures….

Depuis toujours le beau Valromey a eu une culture paysanne d’élevage : bovins, ovins, caprins sans compter toutes les volailles, poules, oies, canards. Le relief se prête l’agriculture. C’est même un des rares lieux de l’Ain qui possède un abattoir de proximité. Cette production paysanne existe toujours et c’est tant mieux !

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Mais il existe depuis toujours un aspect culturel, et cela ne date pas d’aujourd’hui, sans remonter au monde romain qui a laissé dans ce pays de très belles traces, aux moines qui ont développé le temporel et le spirituel, il y a eu aussi des auteurs prestigieux.

 D’Honoré d’Urfé, marquis du Valromey, en passant par Claudel, Daniel-Rops qui vint en voisin, Gertrude Stein qui vécut à Bilignin qui fut peinte par Picasso, Picabia et Valloton et qui reçu dans le Valromey artistes, écrivains prestigieux.

N Gertrude stein par valloton

Gertrude Stein peinte par Valloton

 

La sculpture et la peinture n’étaient pas ignorées des Valromeysans, l’école lyonnaise au 19ème a peint de nombreux tableaux vers Artemare, et il reste encore des œuvres de Quentric, à Vieu, Ruffieu, La Lèbe et Saint Maurice.

O La vierge de l'Adoue de Quentric

La vierge de l'Adoue, de Quentric

 

 

 

Aujourd’hui, La culture est toujours vivante !

. La Culture dans le Valromey s’épanouit et se diffuse à travers des initiatives de nombreuses associations, voir de particuliers, et cela marche bien ! On recense plus de 130 associations dont une bonne partie a une vocation culturelle : musique, danse, lecture, théâtre, mise en valeur d’éléments du patrimoine…

Au Grand Abergement, nous avons pu assister à une conférence sur la Yakoutie, menée par André Bailly et Jean Troccon. (association Bugey sans frontières)

N et O conférence sur la Yakoutie

N et o En attendant de parler Yakoutie

La conférence sur la Yakoutie au Grand Abergement

 Et un village comme Lompnieu, avec son ARLO  nous gratifie aux longs des années d’un programme culturel particulièrement éclectique.

Qu’est-ce qu’ARLO :

 Il y a 20 ans, des habitants, résidents permanents et résidents secondaires, ont créé l’association rurale de Lompnieu (ARLO) dont le but est la promotion du cadre de vie des habitants du village en facilitant les échanges, les rencontres, l'entraide. Contribuer à la vie de cette association est un facteur essentiel d’intégration à la vie de la commune et de connaissance des habitants, chacun apportant sa contribution en fonction de ses idées, ses compétences et ses talents pour construire ensemble un programme annuel d’activités

L’association propose des animations à destination des enfants et pour le grand public, et diverses manifestations festives et culturelles. Depuis 2015, dans la mairie rénovée, la municipalité a mis à disposition de ARLO une salle dans laquelle a pu être créée une bibliothèque alimentée par des dons de particuliers. Des bénévoles de l’association se mobilisent chaque semaine pour organiser les temps de rencontre autour de tables de jeux et convoyer si besoin les personnes âgées du village ; les échanges pleins d’humour sont la saveur de ces moments de convivialité.

Les conférences et expositions d’Arlo :

Plus largement, sur les année 2016-2017 ont ainsi été proposés des temps de rencontres hebdomadaires autour de jeux, de lectures, de prêts de livres ;  des journées festives –fête du four, journées galettes, vide-greniers, journées de printemps ; un concert de champ choral donné dans l’église de Lompnieu par un groupe lyonnais ; des conférences qui ont pour but de partager des éléments culturels de préférence en rapport avec le Valromey, mais aussi de faire découvrir une région ou un pays à  travers des œuvres littéraires, des peintures ou des œuvres musicales. Ont ainsi été données des conférences sur les chartreuses du Bugey, sur la famille d’Urfé dans le Valromey, un voyage littéraire en Russie et une matinée pour les adultes et enfant autour de contes traditionnels de Noël.

N conférence à Lompnieu, les auteurs russes et la Russie

 

Le théâtre est aussi représenté :

A la salle de la Mairie, une pièce de théâtre, « on venait pour voter », a été proposée par des amateurs résidents du village et membres de ARLO.

De même, un jour d’été, chez un particulier, nous avons eu le plaisir d’assister à un Phèdre de Racine, totalement déjanté, mais cependant très respectueux du texte littéraire : Ce fut un après-midi, très culturel, convivial et particulièrement réussi.

N Phèdre à demeure

 

 

Nous en redemandons, et le Valromey est si près du Val d’Hauteville-Brénod, en moins de 20 minutes, vous pouvez passer en compagnie des Valromeysans d’excellents moments.

S’il existait un Trip Advisor de la culture, Le Valromey aurait la note d’excellence.

 

 

 

 

 

 

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16 décembre 2017

Les enfants du paradis

B d'Ormesson c'est là-haut que ça se passe "Bien sûr c'est là-haut que ça se passe!

B Johnny soyez heureux

A bientôt les amis! Soyez heureux!

Les enfants du Paradis !

Le meilleur film de tout les temps selon les critiques de cinéma.

 Deux Jean  en deux jours sont aux portes du Paradis.

L’un était bien né Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d’Ormesson et l’autre ne l’était pas, Jean Philippe Smet,  sans famille ou presque !

Deux destins différents !

L’un était écrivain et l’autre baladin.

L’un est sorti de son écrin familial pour rencontrer le monde à qui il a fait du bien, se posant des questions fondamentales : « Au Plaisir de Dieu » « Et toi mon cœur pourquoi bas-tu » « Presque rien sur presque tout »  « La création du monde » « Qu’ai-je donc fait » « La vie ne suffit pas » « C’est une chose étrange à la fin que ce monde » « La vie ne suffit pas » « Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit » « c’est l’amour que nous aimons » « C’était bien ! »

Autant de questions essentielles pour notre méditation.

L’autre Jean dit « Johnny » était d’abord un copain, puis un ami, puis un lien entre beaucoup d’humains. Le titre de ses œuvres est tout un programme « Je te promets » « Que je t’aime »  « Vivre pour le meilleur » « J’ai oublié de vivre »  « L’envie » « Marie » « mon plus beau Noël »

Ils se posaient tous deux des questions existentielles, qui trouvaient un écho sur toutes les générations. Ils étaient des miroirs dans lesquels les uns et les autres pouvaient se reconnaître.

Ils ont réjoui beaucoup de monde.

Ils aimaient l’un et l’autre leur prochain.

« Il n’y a pas de plus grande joie que de réjouir un autre être ! » Louis Aragon

L’écrivain et le baladin ont atteint leur but. Rendre heureux tout un chacun.

Des millions de sourires et de rires ont été provoqués par l’un et l’autre sur le visage de leurs contemporains. Ils étaient lumineux et ils sont regrettés.

Et si la joie des autres était la clé pour entrer dans une éternité désirée ou redoutée ?

Allez les amis, dormez en paix, vous aviez peut-être la solution. Celui en Lequel vous croyiez ou espériez, ne vous laissera pas à la porte du Paradis.

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