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21 janvier 2021

LE TEMPS DES PETITS BISTROTS……

LE TEMPS DES PETITS BISTROTS……

 

Ce n’était pas un vrai métier, tous les « bistroquets » que j’ai connu étaient pluriactifs, ils étaient paysans, bouchers, coiffeurs, épiciers, leur fond de commerce était plus une institution qu’une boutique.

 Pas de radio, pas de télé, le café était le seul lieu de rencontre pour les habitants qui travaillaient du lundi matin au dimanche à midi.

Ouverts de l’aube à minuit, c’est à la veillée, en revenant de la fruitière que les bistrots connaissaient le plus d’affluence.

Autour d’un ou plusieurs pots, on y refaisait le monde qui en avait déjà tant besoin, en patois bien sûr puisque l’on était entre nous. Le dimanche soir on y chantait…dire que l’on chantait juste est peut être excessif et entre les deux guerres, les clients qui étaient en majorité d’anciens combattants un peu grisés après ces libations nous rappelaient tous les airs de 1914/1918.

L’après midi on avait déjà joué aux boules, des boules cloutées qui ont totalement disparu. Les moins valides faisaient la belote et le lundi matin ceux qui avaient mal dormi ou mal « cuvé » passaient boire une « ganache »* sensée tout remettre en ordre et faciliter le démarrage.

A champdor, il existait  bistrots ; fort heureusement il en reste un, le relais du château, récemment crée.

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Quand il fallait se rendre au village voisin, il n’était pas pensable de faire le voyage sans « trinquer » : aller boire un pot avec une connaissance ou à défaut le propriétaire du lieu.

Les petits cafés étaient le centre des activités villageoises, en période électorale, les listes adverses avaient chacune leur base (pc) dans des établissements différents et les réunions se terminaient toujours au milieu d’une forêt de pots.

Même Nantuy avait son café Escale :

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A Hauteville, le football avait son siège au café des Touristes

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,l'amicale  boule au café Graner, 

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café Graner

les skieurs de Lompnes étaient familiers du café Fazille aujourd’hui disparu (en face de la chapelle de Lompnes),

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café Fazille

on allait danser chez Pascal (près de l’établissement La Fresnaie),

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Hôtel restaurant chez Pascal

on consommait chez Savarin en portant son lait à la fruitière (en face de la boulangerie Dessales) le piano mécanique fonctionnait aux carrières chez Persicot

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l'ancien café Persicot et son piano mécanique

et l’on pouvait manger la fondue chez tous les tenanciers du plateau.

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L'ancien Provençal

 

A la gare de Brénod, conducteurs et voyageurs allaient trinquer au café de la gare avant de s’élancer à l’ascension de la Chenalette.

 

C’était la vie qu’ont connue mon père et mes grands pères, convaincus que l’on ne parlerait plus de guerre et qu’un monde nouveau pouvait alors commencer.

Entre « l’Assommoir » et  «  le parlement du peuple » comme les avaient baptisé deux célèbres auteurs, les bistrots avaient su garder une vie associative que tout le monde regrette aujourd’hui et ma complainte n’y pourra rien, il n’y a pas de retour en arrière possible.

A titre indicatif en 1935, il y avait 62 cafés sur le plateau plus les pensions et les maisons de cure qui tenaient toutes un petit bar privé.

 

Aujourd’hui, si l’on excepte Hauteville, il en reste à peine …dix bistrots rescapés devenus services publics, où  l’on s’arrête pour un renseignement, où l’on cherche à se dépanner. On  s’y installe en attendant l’heure d’un rendez-vous et leurs portes sont toujours ouvertes les jours de mauvais temps aux  pique-niqueurs du dimanche.

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Marius Guy

 

 

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La passion du feu

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La passion du feu...                Incendie dans le ciel de Champdor,  selon Alain Sauquet

 

 

Dès l'enfance, j'ai toujours été passionné par le feu, cela a commencé alors que j'avais 5 ans, les jeudis d'automne, je recherchais la compagnie d'Anthelme Hugon, cantonnier de la commune.

 

qui  à cette époque entassaient le feuilles mortes pour les brûler , je l'accompagnais dans son travail et le soir, inexorablement, j'avais la réflexion de mon père : "tu sens la fournache!"  Inutile de dire où j'avais traîné mes galoches....

Mon deuxième Vulcain, dieu romain du feu et du travail des métaux était Jean Chapuis, le forgeron de mon quartier, je fréquentais régulièrement sa forge, j'aimais voir le foyer brûlant et les étincelles incandescentes quand il tapait sur le fer posé sur son enclume....

Anthelme Hugon, X, Papa Gramu, Le Tacon, Camille Hugon et Jean Chapuis au ski

mon cantonnier et mon forgeron sur la même photo

 

Il était d'une patience avec moi, je me faisais le plus petit possible pour assister au spectacle...

Plus tard, il m'a été donné d'assister à l'incendie de la gendarmerie d'Hauteville, assis dans le pré sous l'église, les flammes qui surgissaient de la toiture étaient un véritable spectacle.

Ma mère tenait un bureau de tabac, je pouvais chiper des allumettes et avec mon copain Roger, nous faisions des petits feux dans le parc de la Fresnaie...jusqu'à ce que nous en fîmes un, trop près de l'abeiller du père Machon, sur la propriété de Candide Maclet, le feu s'emballa contre les planches sèches....Je ne vous raconte pas ...Heureusement, le grand père Machon arrêta l'incendie, mais ce n'était pas fini...Dans un petit pays tout se sait très vite, et le soir j'eus droit un une fessée monumentale, mes petites fesses prirent une allure d'incendie, rouges écarlates...

Cela me sevra pour la vie!

J'appris bien plus tard que Néron, empereur de Rome, était né en 37 et moi en 1937...

Je pense que l'incendiaire de Rome et moi sommes nés sous la même conjoncture astrale.

# 006

 

 

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17 janvier 2021

L'hiver poétique d'Alain Sauquet

Alain est un pro de la photo et des montages vidéos.Son oeil et son objectif avisés nous livrent de petites merveilles que je mme dois de partager.

# 008

# 003


Bien que je n'aime pas l'hiver qui est un vilain comme le nommait le poète Charles d'Orléans vers 1460 :

Hiver, vous n'êtes qu'un vilain !
Été est plaisant et gentil,
En témoin de Mai et d'Avril
Qui l'accompagnent soir et matin.

# 357



Été revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs
Par l'ordonnance de Nature.

# 153



Mais vous, Hiver, êtes trop plein
De neige, vent, pluie et grésil ;
On devrait vous bannir en exil !
Sans point flatter je parle plain :
Hiver, vous n'êtes qu'un vilain !

# 024

Rondeau 37, Ballades et Rondeaux, vers 1460

# 361

# 017

Mais cet hiver qui désespère mes vieilles années ravit la jeunesse qui se précipite sur les pistes de Terre Ronde et La Praille, et cela me console!

 

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15 janvier 2021

Le Val de l'Albarine

P l'étang de Letanche

Létang de Letanche

Le val de l’Albarine.

 

J’ai toujours appris à l’école qu’une rivière qui coulait entre deux montagnes, s’appelait val. C’est le cas de l’Albarine. L’appellation plateau a été plus tardive, elle servait à promouvoir la station climatique qui luttait contre la tuberculose.

 

Toutes les vieilles histoires, toutes les légendes nous obligent à croire que l’Albarine ne coulait que dans la basse vallée : la dame blanche des Balmettes, les poèmes de Moirya ou de Gabriel Vicaire, et même Lamartine passant à Tenay s’en allant vers son lac regrettait que le chant des oiseaux lui empêche d’entendre le gazouillis de ce joyeux torrent.

Qu’auraient-ils pu conter s’ils étaient remontés à sa source.

 

Une source située aux confins d’une combe que l’on ne pardonne plus aux gens de la plaine d’ignorer ; Une combe peuplée d’une dizaine de belles et solides fermes encore toutes debout mais souvent désertées –même sa fruitière est devenue résidence d’été –

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La combe de Lechaud où naît l'Albarine et la ferme de la Léchère

 

 

Le progrès, la vie moderne ont eu raison de ce fabuleux environnement. La combe s’est vidée et ne survivent que quelques fabuleuses légendes liées à la montagne, telle cette vieille grand-mère rentrant à pied de Nantua, suivie par un loup et sauvée in extremis par son arrivée à Colliard.

 

Et au fond de la combe ou du val coulait une rivière….D’abord un tout petit filet d’eau près d’une grande bâtisse, un petit filet tout juste capable d’entraîner un moulinet construit par un berger désoeuvré, un petit filet qui part dans la bonne direction puisqu’à peu de distance la ligne de partage des eaux aurait pu la conduire en cascadant jusqu’aux Neyrolles où elle serait devenue « Cristalline »

A partir de là, depuis la création du monde après s’être renforcée dans le marais, elle avait trouvé et creusé son chemin, dans la neige en hiver, au milieu des jonquilles en avril et parmi les narcisses en juin.

Les moines de Meyriat, qui après avoir obtenu d’importantes concessions et des droits de pâturages se mirent en demeure d’aménager par une retenue le premier étang baptisé l’Etanche.

 

Alimentée par d’autres petits ruisseaux dégringolant des montagnes du Golet Ravaud ou de Pré Goyet, cet étang allait devenir pour eux le fournisseur de poissons du vendredi.

L’Albarine rendait ainsi son premier service.

Bondissant de cascades en cascades, elle n’avait plus qu’à suivre son capricieux parcours : Gruant, Le Cernay, la Léchère, autant de barrages alimentant chacun soit un moulin, soit une scierie. Evitant le village de Brénod, elle fut encore utilisée à La Scie, puis au Pontet durant plusieurs siècles.

 

N L'Albarine a du coeur photo Anne Ruby

L'Albarine a du coeur....

Marcel Monnier dans son livre sur les moulins de l’Albarine en avait recensé 84 entre Brénod et la chute de Charabotte et François Botté à la recherche de ses ponts en avait compté 68 sur tout son parcours de Brénod à Saint Maurice de Rémens.

Dans la grande prairie entre Brénod et Champdor, elle prend ses aises, musardant de méandre en méandre en créant de grands trous, les « gours » réserves inépuisables de grenouilles et vairons qui n’existent plus depuis que l’on a voulu la domestiquer, emportant dans ses flots plus rapides tous nos souvenirs de petits bergers « polissons » pataugeant dans l’eau, les pantalons retroussés et pêchant les vairons à la bouteille.

Arrivant à Hauteville, après avoir fait tourner beaucoup à de roues à aubes et s’être enrichie de nombreux biefs, elle termine là son parcours montagnard avant le grand saut de Charabotte.

N les eaux du plateau finissent à Charabotte

LAlbarine dit Adieu au Plateau

 

En bas de la chute, on commence à parler truites et crues dévastatrices. De Chaley à Saint Maurice de Rémens, on est persuadé que l’Albarine naît au pied de la cascade alors qu’elle a déjà fait la moitié de son parcours dans le décor le plus pittoresque, le plus fleuri et certainement le moins connu.

 

                                                                                            Marius Guy

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13 janvier 2021

Pour garder le moral durant l'hiver :Au beau pays des fleurs !

Au beau pays des fleurs !

A qui ferait-on croire qu’il restait encore un mètre de neige en montagne au 15 avril, et qu’on se retrouverait un mois plus tard dans une pareille débauche fleurie à rendre jaloux les producteurs de mimosas.

Les perce-neige, les biens nommés passaient déjà leurs têtes au milieu des glaçons

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nivéoles au printemps

et les premiers bois jolis pointaient leurs fleurs roses étoilées au parfum envoûtant. .

 

 

Dans la prairie, les Clochettes violettes et blanches appelées pompeusement fritillaires pintade se dressaient caressées par la bise qui n’en finit pas de souffler.

P B illustrations pour Au pays des fleurs

Le long des ruisseaux, les boutons d’or tapissent les talus. Enfant nous prenions leurs pétales pour les mettre sous le menton, si le reflet se projetait sur le visage, on disait « Toi tu aimes le beurre ! » C’était évidemment bon à tous les coups.

Et puis les muguets colonisent  nos bois. Et dans nos haies, les ancolies violettes prennent leur position.

P cles ancolies

Enfin voici les narcisses qui envahissent les prairies accompagnés d’autres boutons d’or que nous appelions les trolles. Les ramasseurs sont alertés et viennent de loin pour faire d’énormes bouquets dont la senteur enivrante parfumera longtemps les appartements des villes. 

P B illustrations pour Au pays des fleurs (2)

Auprès des verts sapins à Cuvillat ou à Cuvéry, elles se prennent pour des étoiles et des kyrielles de photographes cherchent à immortaliser ce moment de Printemps.

jubile pierre 058

 

Avez-vous remarqué qu’elles sont plus faciles à effeuiller que les marguerites et le résultat est toujours plus probant.

Chaque année les narcisses nous reviennent et sont les meilleures ambassadrices de notre plateau.

Modestes et embaumées, elles résistent à toutes les intempéries et le moment venu, elles laisseront la place à toutes les plantes médicinales, propres à la montagne.

Parlons enfin de la plus grande qui ne croit qu’en altitude et qui peut parfois atteindre 2 mètres : c’est la gentiane Jaune dont les racines sont recherchées pour la création d’apéritif très apprécié.

gentianes

 

Elles donnaient dit-on la hauteur de neige pour l’hiver suivant.

Si vous croyez au dicton, préparez vos skis, vos raquettes, vos pelles et remettez à plus tard l’installation des canons à neige.

Marius Guy

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Les quatre temps pour 2020 2021

Les quatre temps pour 2021
les quatre temps d'hiver

premier jour16 décembre 2020

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correspond au mois de Janvier 2021

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2 janvier 2021

Janvier est enneigé, froid , neige glacée et à partir du 13 redoux et la pluie tombe sur 25 cm de neige.....


deuxième jour 18 décembre 2020

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temps doux humide correspond au mois de février 2021

 


troisième jour 19 décembre 2020

temps doux, légèrement ensoleillé.

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Correspondrait au temps du mois de Mars.

 


les quatre temps de printemps
24,26 et 27 février 2021
les quatre temps de l'été
26,28 et 29 mai 2021
les quatre temps d'automne
22,24 et25 septembre 2021Les quatre temps pour 2020

En chute de neige cumulée, il est tombé durant l'hiver 2019/2020 : 67 centimètres de neige.

Voir les photos ci-dessous.

En ce qui concerne la pluie, Octobre 2019 : 200mm /novembre 2019 :225 mm/décembre : 190mm:

2020 : Janvier: 80mm/ Février125 mm/ Mars 165 mm.

Pas de pluie depuis le12 mars, va-t-on rajouter une sécheresse au Covid19?

La dernière semaine d'Avril jusqu'au 6 mai : 112mm de pluie! Ouf!

 

4 temps d'hiver : 18,20 et 21 décembre 2019

le 16 février 2020 à la ferme Guichard, la neige se fait encore attendre:

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photos prises le dimanche 19 janvier 2020 à la ferme Guichard

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4 temps d'hiver : 18,20 et 21 décembre 2019

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4 temps de printemps : 4, 6 et 7 mars 2020

 

Premier jour des 4 temps, météorologie de la France durant la journée du 4 Mars

 

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 Le 4 mars correspondrait au temps d'Avril, jusqu'au 15 avril nous n'avons pas de pluie, temps sec, voir réflexion en haut de l'article, cela se confirme!

Deuxième jour des 4 temps de printemps 6 mars, correspondrait au temps que nous aurions en Mai

 

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7 mars , troisième jour des 4 temps de printemps, correspondant au temps qu'il fera en Juin

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4 temps d'été : 3,5 et 6 juin 2020

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4 temps d'automne : 23, 25 et 26 septembre2020

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premier jour des 4 temps dans l'Ain Mercredi 23 septembre., temps pour Octobre

et dans toute la France.....

 

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 Vendredi 25 septembre temps de novembre

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Samedi 26 septembre, temps pour Décembre

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S'il on en croit les 4 temps , le dernier trimestre devrait être pluvieux dans l'ensemble.

5 décembre 2020 : pluie et neige mélangée le matin,

 


à suivre

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10 janvier 2021

Un soir à l'Opéra de Paris

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Un soir à l'opéra de Paris,

Le mardi 11 mars 1986, ma profession m'appelait à Paris.

En me rendant dans mon hôtel, place de l'opéra comique, je descendis du métro place de l'Opéra, je vis que l'on donnait ce soir là "La Traviata" de Verdi.

Je n'avais pas de billet, mais après avoir déposé mon bagage à l'hôtel, je me rendis sur le parvis de l'opéra où des spectateurs empêchés revendent leurs places.

Je me mis donc dans la file des acheteurs, un couple devant moi désirait deux places

Un jeune homme, n'en avait qu'une, elle était donc pour moi. Il me tendit le ticket et disparu....

La sonnerie appelait les retardataires, je me rendis en vitesse dans la salle et quelle ne fut pas ma surprise, de me retrouver au  troisième  rang d'orchestre; je dis à mon voisin que je lui règlerai ma place à l'entracte...

Le spectacle commença, à l'entracte je conviais mon voisin à boire une coupe de champagne au foyer de l'opéra et réglé mon dû. A ma grande surprise, il me dit : non je vous invite c'est une place gratuite. Il y avait ce soir là, une superbe exposition de verrerie d'art dans le foyer, nous en fîmes le tour très admiratifs des belles pièces présentées.

Je fis donc connaissance avec mon généreux donateur, il s'appelait Andrew Clark, il était journaliste culturel pour le Financial Times et tenait un rubrique à la radio suisse romande.

Il testa ma dimension culturelle en matière d'Opéra, je lui répondis que je n'avais guère de culture musicale, et que je m'intéressai cependant à tous les arts dont la musique et que j'apprenais au fur et à mesure de mes découvertes. Je lui fis discrètement remarquer  que le timbre de voix du ténor me semblait un peu métallique, oui évidemment me" dit-il c'est un chanteur allemand...

La soirée m'enchanta. A l'issue de la représentation, je lui dit : "Puis-je vous inviter à souper si vous êtes libre?" Il acquiesça et nous finîmes la soirée au Grand Café des Capucines sur les grands boulevards.

Nous fîmes plus amplement connaissance ainsi. Plus tard, j'eus de ses nouvelles je reçu une carte un jour m'invitant à la Scala de Milan, mais hélas mon emploi du temps ne permettait pas de m'y rendre.

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Il existe des moments dans la vie assez extraordinaires et qui vous marquent profondément

Cette belle rencontre date de 35 ans et elle est toujours dans mes bons souvenirs.

Merci Monsieur Clark....

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09 janvier 2021

Hauteville en pleine santé

La station climatique d'Hauteville-lompnes possédait jusqu'en 1965 de trois blocs opératoires
Un à Mangini
Un à l'Interdépartemental
Un à Régina.
Ces blocs n'avaient rien à envier aux blocs des actuels hôpitaux périphériques , la preuve ci-dessous

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06 janvier 2021

Confinement : souvenirs d'évasion...

Confinement : souvenirs d’évasion.

Dans ces périodes où nous sommes plus ou moins cloîtrés à domicile, notre esprit est épris de nomadisme et du fond de notre appartement, nous n’avons plus que nos souvenirs des grands espaces, je me propose de vous faire partager mes voyages à travers le monde….

Je n’avais vu la mer qu'à 18 ans, c’était une formidable découverte pour un bugiste qui n’était jamais sorti de son trou. Bien sûr, il connaissait Lyon grâce aux cars Laffont, et Bourg pour être allé en pension à Saint Louis, mais les grands horizons nenni !

Il a fallu le service militaire pour découvrir Valence dans la Drôme, puis Marseille, Alger, Blida pour un séjour forcé mais riche en découvertes multiples….Le camp des Chênes, les gorges de La Chiffa,la montagne de Chréa Sidi Fodhil…..le bord de mer, le tombeau de la chrétienne, les villes romaines…

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tombeau de la chrétienne

Difficile dans les conditions de guerre de faire du tourisme, mais enfin, nous avons fait ce que nous avons pu pour découvrir le territoire et sa population…

De retour, une fringale de voyages était ancrée en moi.

C’est ainsi qu'’en 1959, je m’embarquais avec des amis en Andalousie, superbe découverte pour un gars de Lompnes. Dans le camping de Grenade, nous étions deux familles, et je vous le donne en mille l’autre famille venait de Cerdon, les Lingot, cela ne s’invente pas !

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Dans le quartier gitan du Sacromonte

 

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