LGUYHAUTEVILLE01

19 janvier 2022

Une peinture caravagesque à Champdor

A la recherche du maître perdu….

 

Nous avons eu le plaisir de visiter à Montpellier la superbe exposition consacré au peintre maniériste LE CARAVAGE, il est temps d’essayer de percer le mystère d’un très beau tableau caravagesque exposé sur notre Plateau d’ Hauteville.

DSC03976

D'où vient-il?

J’avais effectué quelques recherches, il y a quelques années sur cette œuvre,

Très récemment, j’ai eu dans les mains la copie du testament de Jean François de Montillet de Grenaud né au château de Champdor,  qui est devenu le fameux archevêque d’Auch.  Or, dans ce document,  il est question de ce tableau, puisque dans son testament il en fait don à un neveu et dit le détenir de son oncle Joseph de Revol né en 1663, archevêque d’Oloron de 1705 à 1735, qui l’avait ramené de Rome.- voir en pièce jointe, la page testamentaire-

Donc l’origine italienne de ce tableau est donc certaine.

Il existe à Fleurance dans le Gers une copie de ce tableau exécuté par un peintre local probablement lorsque l'original était avec Monseigneur de Montillet à Auch;MonsieurTonello qui fit le rapprochement rentra en contact avec moi pour quenous partagions nos avis.

or ce tableau va être béni le 21 janvier et j'ai eu l'étonnement de recevoir une invitation pour cette fête locale

invitation-officiels-benediction-tableau2022

DSC03976

 

Tout d’abord qui  était Le Caravage ? C’était un peintre italien du nom de Merisi né vers 1570 à Caravaggio d’où sera tiré son nom d’artiste. Il décéda en juillet 1610. Peu d’artistes ont exercé une influence aussi grande que Le Caravage. Il créa un engouement pour sa peinture et beaucoup de peintre se mirent à oeuvrer à la manière de…. Pour la France, Nicolas Tournier, Jean Chalette, François Sire, François Guy (œuvre signalée à Bourg) et dans un registre plus chatoyant pour les couleurs Simon Vouet. Tous ces artistes ont vécu fin 16ème, début 17ème siècle.

 

 Depuis fort longtemps il existe dans nos contrées une  peinture de belle facture dans un cadre de bois doré que nous avons estimé être  une œuvre d’inspiration caravagesque ; beaucoup d’éléments sont réunis : construction géométrique de la composition, clair obscur, éclairage si particulier du sujet, drapé des étoffes dans les tons brun rouge.

Les différents inventaires d’art sacré que nous avons pu étudier, signalent en 1795  « un tableau avec son Christ » à la longueur de deux pieds et un et demi de large avec sa corniche dorée » Le pied faisant 33 cm, cette œuvre ne correspond pas à notre tableau –à peu près la moitié des dimensions de notre tableau actuel, à moins que l’on se soit trompé à l’époque sur le nombre de pieds-. Un autre inventaire en 1828 le nomme « le chemin royal de la croix représentant la passion de Notre Seigneur »

Le pré inventaire de 1989 sans nommer le tableau, le décrit comme un tableau de 1,20m X 0, 90 peint par un maître inconnu du 16ème siècle et classé en 1923.

 

Or de toute évidence il s’agit d’une représentation de saint Jean Baptiste puisque le phylactère (banderole) enroulée autour de la croix  maintenue contre le personnage  porte la mention « ecce agnus dei » (voici l’agneau de Dieu –parole de Jean le baptiste selon l’évangile de saint Jean lors du baptême du Christ au Jourdain-)

 

Un jeu de photographie adressée par nos soins au Musée des beaux-arts de LYON, confirma notre appréciation. La personne chargée de la documentation assura qu’il s’agissait de toute évidence d’une œuvre d’inspiration caravagesque, datant certainement du 17 ème siècle.

 

La toile de très belle qualité serait à rapprocher selon le musée des beaux arts d’un artiste français comme Nicolas TOURNIER épigone du caravagisme.

 

Une étude pratiquée sur l’œuvre de Nicolas TOURNIER nous a beaucoup troublé et amène tout un faisceau de présomptions  qui  incitent à penser qu’il serait bien venu de pousser plus loin l’expertise.

 

Précisons tout d’abord que Nicolas TOURNIER est un peintre français né à MONTBELIARD en Franche-Comté en 1590. Elevé dans une famille de peintre, il partit faire ses classes à Rome de 1619 à 1626 influencé par Manfredi dont il fut un copiste et Valentin de Boulogne qui incarnaient l’héritage du Caravage. Ensuite, il gagna Toulouse où il résida de 1628 à 1630 en compagnie d’autres peintres maniéristes comme Jean Chalette et François Sire.

Nous savons qu’il travailla dans tout le Languedoc. Des villes comme Montpellier, Narbonne, Carcassonne et Auch l’accueillirent. Il mourut à Toulouse en 1639.

 

 

Maintenant, évaluons sa technique qui justifie les présomptions.

Une étude le dit plus Caravage que Caravage. Il ne se préoccupe pas trop des toiles sur lesquelles il peint. Il travaille parfois sur des compositions antérieures. Il enduit ses supports d’une composition crayeuse, puis il ébauche sur la toile plutôt qu’il ne dessine, son mouvement de brosse est vigoureux, les touches longues et précises.

Un éclat de peinture du tableau  laisse apparaître une texture crayeuse sur la toile.

 

Ses ultimes tableaux sont consacrés à des thèmes religieux : passion du Christ, représentation de saint et scènes inspirées des faits de l’ancien et nouveau testament.

Nicolas Tournier s’est fait une spécialité des figures à mi-corps et les mains des personnages sont peintes de façon expressive.

Il suffit d’admirer le tableau de saint jean pour remarquer le personnage à mi corps et ses mains priantes

DSC03978

L’austérité de ses tableaux religieux, leur nudité*, leur lecture aisée et directe, le refus du détail superflu paraissent résulter de la méditation des tableaux du Caravage. Ses personnages expriment une mélancolie active et une indifférence rêveuse*.

 

*Nous croirions lire la description de notre tableau local.

 

Enfin ses composés de brun rougeâtre riche en composé ferreux sont la base même des tuniques de ses personnages.

Nous pouvons  admirer le beau brun rouge de la tunique de saint Jean.

Enfin il est écrit que d’importants collectionneurs faisaient appel à son talent, nous relevons dans ses collectionneurs le nom de Léonard de Trappe, archevêque d’Auch.

Quand on sait que Jean François de Montillet né au château de Champdor fut archevêque d’Auch, on se prend à rêver.

DSC00772Armoiries de Jean François de Montillet, cathédrale d'Auch

Rêver, c’est bien de cela dont il s’agit.

D’autant plus que le testament dudit archevêque d’Auch mentionne le legs de ce tableau qu’il détenait dit-il de son oncle Joseph de Revol né en 1663, lui-même archevêque d’Oloron de 1705 à 1735, qui l’avait ramené de Rome….L’origine italienne de ce tableau est donc certaine…

Il n’y a pas d’incompatibilité avec l’étude faite sur Tournier puisque nous rappelons que ce dernier fit un séjour italien.

 

.

 Bien sûr nous ne prétendons rien et ne concluons pas, cependant les réflexions en italique sont autant de présomptions qui laissent à penser que le tableau dont nous parlons mérite vraiment que l’on se penche davantage sur sa très belle qualité, ne serait-ce que pour percer l’énigme de sa présence sur notre plateau.

 

Œuvre de Nicolas Tournier ou de tout autre maître perdu ou anonyme, l’œuvre est digne de réflexion.

P1000919

cathédrale d'Auch

 

 

On pourrait envisager de le faire étudier plus précisément par un musée, mais cela engendre un coût et puis on risquerait d’être déçu….Alors faut il se contenter de rêver ?

 

 

 

 

Posté par Louis Henri GUY à 16:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


17 janvier 2022

Quand nous fêtions Molière

1952: Il y a déjà 70 ans, comme le temps passe!

Molière

Nous étions en pension comme on disait alors à Saint Louis à Bourg en Bresse.
Notre prof de Français était dans le coup...
Il nous fit jouer l'Avare de Molière, non seulement pour le collège mais il voulait que nous fassions comme la compagnie de Molière quand il était à Pezenas.
C'est ainsi que le dimanche nous partions jouer dans les villages, 
Par un dimanche d'hiver nous avons rejoint Saint André sur Vieux Jonc distant de Bourg de 11 Km, à pied bien sûr, en tirant une charette sur laquelle étaient entassés la malle aux costumes et les accessoires.

lemoine 001

D'accord,ce n,était pas la Comédie Française, mais nous mettions du coeur à l'ouvrage....et nous prenions nos rôles au sérieux.Pour ma part je jouais le rôle de Valère, et les copains n'avaient aucune honte à jouer les personnages féminins.

bureau 001

Voilà à l'époque comme on donnait aux élèves le goût de la littérature, nous prenions tous le virus pour Molière, Corneille, Racine etc... et 70 ans après, il m'arrive encore de réciter des extraits du Cid,d'Athalie, de Phèdre, du Bourgeois Gentilhomme.
D'accord, les auditeurs pensent que le vieux devient gâteux.
Non! C'est un chouette retour en enfance
Convenez qu'il y a pire !!!!!
Bon anniversaire Molière!

Posté par Louis Henri GUY à 17:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 janvier 2022

L'horloger de Lompnes 1910

Il s'appelait Louis Guy
Surfant sur la vague commerciale du développement de la tuberculose, il ouvrit une boutique vers 1910.
Assez doué parait-il, il réparait les montres des malades de la station non seulement sur place, mais il les expédiait à Paris dans une boîte en bois aux noimbreux cachets de cire frappés de ses initiales.
IL RESTE ENCORE SUR LE PLATEAU DEUX HORLOGES à SON NOM UNE SUR lOMPNES,? UNE DANS UN HAMEAU DE lONGECOMBE
iL S'ADONNAIT AUSSI SUR LA SCULPTURE SUR BOIS

P1000417

La petite horloge de Louis

Il reste encore en vie un petit bureau , une horloge et un baromètre
témoins du passé

P1000414

P1000410

P1000407

Ces objets ont maintenant 112 ans....
En plus, ils'adonait à la photographie ave"c un énorme appareil en bois avec soufflet pour garder des souvenirs de sa famille.

img008

Il mourut à 46 ans.
Je défie n'importe quel horloger d'aujourd'hui à avoir une telle pérénité.

Posté par Louis Henri GUY à 15:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2022

La Balade de Notre Dame

133

­

 la paroisse a fait construire un socle en 1855 par le sculpteur J. Meffre de Belley pour exposer cette sculpture de la vierge réalisée en 1856 et offerte par le curé Grillot. Située au carrefour de Bellevue,appelé autrefois le carrefour de la vierge, c'est en 1955 qu'elle a été déplacée près du cimetière de la ville.  

­

Scan10587

La vierge au carrefour en 1904

Vous portâtes, digne Vierge, princesse,
Iésus régnant qui n'a ni fin ni cesse.
Le Tout-Puissant, prenant notre faiblesse,
Laissa les cieux et nous vint secourir,
Offrit à mort sa très chère jeunesse ;
Notre Seigneur tel est, tel le confesse :
En cette foi je veuil vivre et mourir.

Extrait d'un poème de François Villon

Posté par Louis Henri GUY à 15:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 décembre 2021

Avoir la messe de Minuit

Un Noël pas comme les autres !

# 049

 

Avoir la messe de minuit, chez soi, dans son église, c’était la meilleure façon de préparer Noël. Ce n’était pas toujours évident, le desservant avait déjà la charge de plusieurs paroisses.

Et à cette époque, il n’était pas question d’en modifier l’horaire : une messe de minuit se célèbre à minuit et l’on n’avait pas l’habitude de déroger aux traditions séculaires.

Même l’étoile de Noël, celle qui avait guidé les rois mages, était en place et restait figée au dessus des grands sapins de Cuvillat.

Un vrai décor de cartes de vœux : dans une nuit glacée, de petits sentiers creusés dans la neige, l’envolée des cloches se mêlant à la même heure à celles des pays voisins donnait le signal d’une fête joyeuse.

 Quittant leur maison dont les fenêtres restaient allumées, les gens arrivaient en groupes à l’église et la nuit s’annonçait pleine de bonheur.

A l’intérieur de l’édifice, une douce chaleur dispensée par l’énorme fourneau à bois allumé depuis midi réchauffait les gens et les cœurs.

La crèche évidemment était garnie de branches de sapins, avec ses personnages, ses animaux, les mêmes qu’à Bethléem, pas un de plus.

L’ambiance était chaleureuse, l’église était pleine à craquer, même nos voisins de Corcelles étaient présents ; bien sûr, nous leur rendrions la politesse l’année suivante.

Dans les derniers arrivés, un quarteron de gars du pays avaient réussi à se caser tant bien que mal sur l’escalier menant à la tribune, ce n’était pas tous des habitués des offices, mais quoi ! Noël est la fête de tous.

A minuit, le révérend revêtu de la belle chasuble des grands jours, précédé de quatre clergeons* en tenue d’apparat, soutanes rouges et surplis amidonnés et plissés, sortaient de la sacristie au son d’un « Minuit chrétiens ! » entonné par le ténor Fernand dont la voix faisait vibrer les vitraux colorés de notre belle église.

.

Kyrie, gloria, épître, évangile, credo de la messe en latin, tout se déroulait selon le rite ancestral avec les intermèdes musicaux de la chorale féminine regroupée près de l’harmonium – alléluia, jouez hautbois, résonnez musette, tous les classiques de l’époque.

Monsieur le curé se distingua dans un sermon plein d’optimisme. Toute proportion gardée, on ne pouvait faire mieux à Notre Dame de Paris.

On arrivait à l’offertoire, les deux enfants de chœur les plus qualifiés observaient à la lettre les prescriptions du parfait servant de messe avec beaucoup de sérieux.

 Au moment où le prêtre élève le calice dans le silence et le recueillement, une puissante voix d’homme amplifiée par l’acoustique de l’église survola l’assistance. Il s’agissait d’un chant profane, le tube de l’année, je vous le donne en mille, le sacripant entonnait « Ah ! Le petit vin blanc ! » Les comparses suivirent, l’audace des joyeux drilles jeta un froid dans l’assistance ; l’officiant se retourna d’un bond, et même s’il n’est pas convenable dans un tel lieu de regarder derrière soi, tous les fidèles fixèrent la tribune.

20201211_185002

Merci à Alain Sauquet pour ses images

Tous les fidèles ? C’est beaucoup dire ! Les familles des apprentis choristes qui avaient reconnu les voix, restaient figées, honteuses d’un tel scandale.

L’intermède dura quelques minutes, la cérémonie continuait, tandis que nos gaillards s’éclipsaient dans la nuit étoilée.

On venait de vivre localement une version des trois messes basses de Daudet, la truffe n’était pas dans l’encensoir de Garigou pour tenter le curé, mais nous avions presque fait pire.

« Ite Missa est ! » la messe était dite, monsieur le curé reprenant la parole transforma habilement cette incartade en péché véniel en rappelant à tous qu’il n’était pas convenable de faire Pâques avant les Rameaux  et de réveillonner sans modération avant la messe de minuit.

Aujourd’hui, on en parle encore en souriant.

Pour moi, dernier témoin, cela reste un de mes bons souvenirs de Noël.

 

                                                                                                  Marius Guy

*clergeon : nom donné aux enfants de choeur

 

 

Posté par Louis Henri GUY à 11:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]


22 décembre 2021

Les quatre temps pour 2022

Les quatre temps de l'hiver 15,17 et 18décembre ont été marqués par une alternance de soleil et de brouillard sur le plateau d'Hauteville, ce qui laisse très ouverts les temps prohétisés pour les mois de Janvier Février et Mars.
DSC07407DSC07408
Les quatre temps de printemps tomberont les 9,11et 12 mars
Les quatre temps d'Eté,les 8,10 et 11 juin
et les quatre temps d'automne
les21,23 et 24 septembre2022

20211211_101048

 

 

Posté par Louis Henri GUY à 10:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

20 décembre 2021

Mais où sont les neiges d'antan

 MAIS OU SONT LES NEIGES D’ANTAN ?

Fin Novembre et début décembre nous ont remis l'hiver d'actualité,

Cela n'a pas toujours été comme cela......

 

Episode I : 2001 : un printemps certainement pressé d’entrer dans un nouveau millénaire et voilà comment l’hiver a été court circuité.

Les gens de la météo ne sont pas responsables des gelées, ils ne sont pas responsables non plus des orages ou des tempêtes mais remercions les en passant de ce printemps commencé avec deux mois d’avance…les hivers suivants ont alterné neige et pluie....

Episode II : 2016, 15 ans après l’hiver est encore le même, peu de neige, Des perce neige dans le jardin, des crocus sous les pommiers, des morilles dans les talus.

 

Au 15° siècle, après un hiver qui ressemblait probablement au notre, François VILLON d’une manière plaisante et poétique posait déjà la question…. Mais où sont les neiges d’antan ? Qui sait ! On parlait peut être déjà de réchauffement et l’effet de serre inconnu n’était encore responsable de rien.

On retrouve dans le journal de raison de Claude Antoine Bellod, paysan et instituteur dans le Valromey il y a deux siècles, le récit d’hivers meurtriers et d’autres doux comme le nôtre : En 1814, du premier janvier au 24 mars « y n’y a poin tombé ni pluies, ni neige… »

 

 

Les saisons ne furent pas toujours aussi tendres.

En 1939, fin octobre il était tombé 1 mètre de neige en 48 heures. En 1944, le vrai hiver commençait le 4 février, tous les hommes furent réquisitionnés pour ouvrir à la pelle la route de Champdor à Hauteville ; c’est cette même nuit qu’un avion ravitailleur anglais égaré dans la tempête et volant quelques mètres trop bas s’écrasait dans la forêt.

En 1956, la température du 28 janvier au 1 mars, oscillait entre moins 28 et moins 33. On parle de réchauffement mais les grandes mutations de climat se font sur une période de plusieurs siècles et il est prématuré d’en tirer des conclusions.

 

En 1978, la neige engloutissait le plateau

 

P a la neige de 1978

 Les savants l’affirment : tous les 10 ans ou 20 ans l’anticyclone ou les dépressions nous apportent tantôt la douceur, tantôt des vents glaciaux venant de Sibérie. C’est l’hypothèse la plus simple pour expliquer notre capricieux climat.

Les météorologues à la petite semaine après un hiver comme celui-là ont beau faire d’annoncer un grand chambardement, il y aura toujours des tempêtes, des sécheresses, des inondations et de la neige.

 

Avant les bulletins météo, nous n’avions que nos observations et les dictons de nos ancêtres pour susciter l’espoir ou la crainte. Qui connaît encore les symboles du nouvel an, de la chandeleur, des quatre temps, des Rameaux, de la saint Médard, de Sainte Madeleine etc.…Paroles de bon sens, de sagesse que l’on trouve désuètes et un peu ridicules aujourd’hui où il est plus difficile d’être sage que ridicule. Il est vrai que nos dictons comme les météorologues n’ont jamais réussi à influencer le temps.

 

Acceptons donc avec sérénité cet intermède qui fera date. Conservez vos pelles à neige, la nature reprend toujours ses droits et n’espérez pas trop voir des champs de lavande à Nantuy et les Mimosas fleurir à Planachat.

 

En attendant, allez donc dire au vrai Printemps qu’il vienne.

 

                                                                        texte de  Marius GUY mis à jour

Posté par Louis Henri GUY à 16:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 décembre 2021

Sanatorium Bellecombe, ses débutset bientôt sa fin

img135

Le sanatorium Bellecombe.

Tout de suite après Mangini, le sanatorium Bellecombe fut ouvert en 1904. Crée par le docteur Quinson, gendre de Monsieur Lurin Maire et conseiller général d’Hauteville.

img637

Le personnel de Bellecombe sous la direction du Docteur Quinson.

Il fut bâti sur l’emplacement de la scierie dont monsieur Lurin était propriétaire.

Le sanatorium Bellecombe comportait 25 lits à l’ouverture. En 1905, il avait fait installer l’électricité par un groupe autonome.

img361

Le docteur Quinson professa jusqu’en 1911 date de son décès                                  

Le docteur Dieuzeide, lui succéda pendant trois ans.

img362

Le docteur Dieuzeide en famille.

Le Docteur Crépin pris la suite de 1914 à 1924.

Bellecombe fut vendu au Département de l’Ain par Madame Quinson en 1918.

En 1924, le docteur Albert Farjon prit la direction qu’il garda jusqu’en 1949. Sa santé ne lui permettant plus d’exercer, il cessa ses fonctions de directeur.

Il mourut le 27 avril 1954.

 

 

P1000375

Le sanatorium Bellecombe, fermé de nos jours.

Cet ancien sana doit être rasé pour en faire la nouvelle gendarmerie du plateau.

Gardons en cette photo souvenir

115

Posté par Louis Henri GUY à 15:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

29 novembre 2021

Les quatre temps pour 2020 2021

temps du 25 septembre correspondant au mois de décembre

P1000382

 

tout faux pour Décembre

les quatre temps de l'hiver, nous débutons Décembre avec 45 cm de neige fraîche

 

Quelques 40 à 50 cm de neige sont tombés sur les sommets du Haut-Bugey (un peu moins en plaine).

Dès demain il sera donc possible de pratiquer le ski de fond, la raquette et la luge sur le domaine de la Praille à Plateau d’Hauteville.

SkiDeFondHauteville©HautBugeyTourisme

photo tourisme haut Bugey

Retrouvez toutes les informations dans le communiqué de presse et bonne glisse ! communiqué tourisme Haut Bugey

# 333

 Merci Alain pour cette splendide photo.

 

Les quatre temps pour 2021
les quatre temps de printemps
24,26 et 27 février 2021

Début Mars, temps sec et venteux dominance de la bise.

 

dimanche 14 mars 2021 une légère chute de neige sur Hauteville

 

Avril mai tendance pluvieuse

 

# 128D

 

Charabotte vue d"en haut.


les quatre temps de l'été
26,28 et 29 mai 2021


Quel temps Fait-il le 26 mai ?
Les températures remontent la pente avec 17 à 20°C pour les maximales. Vendredi, c'est une très belle journée qui s'annonce malgré la présence de nuages élevés dans le ciel. Les températures dépassent régulièrement la barre des 20°C. Votre week-end s'annonce particulièrement ensoleillé.25 mai 2021
28 mai
Variable avec encore des nuages notamment dans les terres où les nuages bourgeonnent au fil de la journée. Quelques entrées maritimes seront possibles aussi. Bref ca sera pas le grand soleil.28 mai 2021
29 mai 2021
Le ciel sera passagèrement et provisoirement mitigé ce samedi. Après quelques ondées nocturnes, les nuages sont nombreux en matinée. ... Ailleurs, les nuages sont nombreux mais ne font pas totalement obstacle aux éclaircies. Les minimales afficheront 11 à 14°C.


les quatre temps d'automne
22,24 et25 septembre 2021


les quatre temps d'hiver

temps du 22 septembre correspondant au temps du mois d'Octobre

P1000378

 

 

temps du 24 septembre correspondant au mois de novembre

P1000379

 

 

 

 

 

 

 

premier jour16 décembre 2020

P1000333

correspond au mois de Janvier 2021

P1000338

2 janvier 2021

Janvier est enneigé, froid , neige glacée et à partir du 13 redoux et la pluie tombe sur 25 cm de neige.....


deuxième jour 18 décembre 2020

P1000336

temps doux humide correspond au mois de février 2021

Le début est doux et humide, la preuve notre cascade de Charabotte

# 035A

et le pont de Nantuy

# 035B

 


troisième jour 19 décembre 2020

temps doux, légèrement ensoleillé.

P1000337

Correspondrait au temps du mois de Mars.

 

Les quatre temps pour 2020

En chute de neige cumulée, il est tombé durant l'hiver 2019/2020 : 67 centimètres de neige.

Voir les photos ci-dessous.

En ce qui concerne la pluie, Octobre 2019 : 200mm /novembre 2019 :225 mm/décembre : 190mm:

2020 : Janvier: 80mm/ Février125 mm/ Mars 165 mm.

Pas de pluie depuis le12 mars, va-t-on rajouter une sécheresse au Covid19?

La dernière semaine d'Avril jusqu'au 6 mai : 112mm de pluie! Ouf!

 

4 temps d'hiver : 18,20 et 21 décembre 2019

le 16 février 2020 à la ferme Guichard, la neige se fait encore attendre:

P1100095

photos prises le dimanche 19 janvier 2020 à la ferme Guichard

P1100053

P1100054

 


4 temps d'hiver : 18,20 et 21 décembre 2019

DSC07410


4 temps de printemps : 4, 6 et 7 mars 2020

 

Premier jour des 4 temps, météorologie de la France durant la journée du 4 Mars

 

P1100097

 Le 4 mars correspondrait au temps d'Avril, jusqu'au 15 avril nous n'avons pas de pluie, temps sec, voir réflexion en haut de l'article, cela se confirme!

Deuxième jour des 4 temps de printemps 6 mars, correspondrait au temps que nous aurions en Mai

 

P1100100

P1100101

 

7 mars , troisième jour des 4 temps de printemps, correspondant au temps qu'il fera en Juin

P1100106

P1100107

 

P1000127


4 temps d'été : 3,5 et 6 juin 2020

P1030070

 


4 temps d'automne : 23, 25 et 26 septembre2020

P1000305

premier jour des 4 temps dans l'Ain Mercredi 23 septembre., temps pour Octobre

et dans toute la France.....

 

P1000304

 

 Vendredi 25 septembre temps de novembre

P1000308

Samedi 26 septembre, temps pour Décembre

P1000306

S'il on en croit les 4 temps , le dernier trimestre devrait être pluvieux dans l'ensemble.

5 décembre 2020 : pluie et neige mélangée le matin,

 


à suivre

Posté par Louis Henri GUY à 16:30 - - Commentaires [4] - Permalien [#]