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05 avril 2020

HIER…L’EPICERIE.

De nos jours et vu les circonstances, les files d'acheteteurs s'agglutinent aux portes des supermarchés, un petit regard dans le rétro prouvent que l'on a connu de bien pires journées.

 

 

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une épicerie de village, ici Cormaranche

nous avons connu les cartes d'alimentation, les cartes pour les décades de tabac

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HIER…L’EPICERIE.

Ce n’était pas un hypermarché, pas un supermarché, pas même une supérette, mais un tout petit local baptisé boutique ou épicerie.

Il y en avait une ou deux par village et elles étaient capables de subvenir à tous nos besoins, il suffisait de pousser la porte pour être accueilli comme un ami. L’épicière avait tellement de choses à nous dire.

Avec la fruitière, le magasin était le carrefour des informations locales : en écoutant les dernières nouvelles, on pouvait inspecter les rayons où voisinaient toutes les denrées nécessaires, moins joliment présentées qu’aujourd’hui mais combien plus goûteuses et plus naturelles…

Toujours aussi volubile, notre marchande se faisait un plaisir de peser sur sa Roberval à poids le produit demandé.

Avec une petite « copette », elle équilibrait à la demande (une livre, un kilo, deux kilos) dans des sacs de papier indéchirable.

Le café s’achetait en grain bien sûr et vert, on aurait tout le temps de le torréfier dans le grilloir au fond du jardin.

On trouvait de tout dans cette épicerie, tout et même plus : le pétrole en prévision de la prochaine panne d’électricité, les aiguilles, la laine, les assiettes et les bols, les clous pour ferrer les galoches, les bonbons au miel contre la toux, les ingrédients pour saler le cochon, la farine de lin pour les cataplasmes, un vrai drugstore du Far West.

Je revois encore ce sac de billes multicolores, il y en avait peut-être 50 kilos, il fixait toutes mes envies et comme je n’étais pas très adroit, j’étais souvent démuni et l’inflation n’ayant pas encore sonné le glas des tirelires, j’étais un fidèle client.

Et puis il y avait l’épicier itinérant, chez nous c’était à l’enseigne « Les Planteurs de Caïfa ». Il représentait avant l’heure nos centrales d’achat actuelles : un cheval, une charrette avec une énorme caisse en bois (non réfrigérée), il allait de village en village, de ferme en ferme, proposant sa marchandise ou prenant commande pour la semaine suivante.

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marchande de primeurs

 

On essaye aujourd’hui de copier ce mode de distribution par le canal d’Internet : on appelle déjà cela les cyber-magasins. Cela sera parfait quand les « Cyber » apporteront à leurs clients la chaude ambiance de la boutique, la plus-value des contacts humains et le sourire de l’épicière.

                                                                         Marius GUY

Patience les amis, on retrouvera le bon temps!

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04 avril 2020

Le pigeonnier d'Angeville

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Le pigeonnier d’Angeville.

Près de chaque petit château, on trouvait autrefois un colombier, appelé plus tard pigeonnier.

Le château d’Angeville ne déroge pas à la règle.

Sa construction remonte à la création du premier logis ceint de quatre tours d’angle.

De mémoire, je ne l’ai jamais vu avec des pigeons.

Cette petite construction coiffée en poivrière ne manque pas de charme. Une fenêtre ou une lucarne est la seule ouverture. Une petite dalle en pierre en saillie sert de plage d’envol

Attaqué de toute part par un lierre envahissant et avant qu'’il ne disparaisse il convenait d’en faire mémoire.

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03 avril 2020

Un tableau de Sevin à Champdor

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Adoration des mages : tableau de Pierre Sevin daté de 1690 . Dimension 3.10 mX 2 m

Qui était, Pierre Paul Sevin

Né à Tournon vers 1645 et fils du peintre des comtes de Tournon, Pierre Paul Sevin reçoit très tôt une éducation jésuite et artistique. A la mort de son père, il se spécialise dans le décor à fresque et le décor éphémère. Il officie principalement pour les jésuites. Il est également reconnu pour ses madrigaux. Sa carrière démarre vraiment à Rome et à Venise où il réalise des décors éphémères pour les fêtes de son temps, comme le Carnaval de 1669.

En 1673, il devient le peintre attitré du cardinal Emmanuel-Théodose de Bouillon. De Rome, Pierre Paul Sevin part pour Paris et la cour du roi Louis xiv. Le règne du Roi Soleil est marqué par une période intense d’activité festive. Grâce au Père Menestrier et au Père Lachaise, il obtient des commandes royales et sa signature est suivie de la mention « Peintre du roi ».

Dans le royaume de France, pour le compte de la famille royale ou des jésuites.On lui doit notamment les cérémonies de canonisation de saint François Borgia en 1672 à Tournon, pour la naissance du duc de Bourgogne en 1682 au Collège Louis-le-Grand à Paris et l’entrée des ducs de Bourgogne et du Berry à Grenoble en 1701.


Malheureusement, son style baroque, très marqué par l’Italie et les œuvres du Bernin ne convient pas à la Cour classique du royaume de France.


En 1689, Pierre Paul Sevin quitte Paris pour la province. Sa ville natale en point de chute, l’artiste mène une vie itinérante et continue à réaliser des décors (à Trévoux, Lyon, Villefranche, Dombes par exemple ainsi qu’à la Collégiale Saint-Julien de Tournon).
Pierre Paul Sevin meurt le 2 février 1710, probablement de la peste.

Comment ce tableau est-il arrivé jusqu'à Champdor?

Peut être par Jean François de Montillet, né à Champdor, qui fut évêque d'Auch?

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Les armes de Jean François de Montillet

Encore une énigme à trouver.....

 

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31 mars 2020

Les fontaines d'Hauteville-Lompnes, mise à jour....

Fontaine, je boirais de ton eau !

 

Au XIXème siècle, les sources ne manquaient pas sur les territoires des communes de Lompnes et d’Hauteville. Lompnes se servait des sources qui sourdraient d’Angeville et de La Doua, Hauteville captait celles de l’Orcet,  des Clopes et de Turluru.

Il fallait non seulement fournir les habitants en eau, mais aussi installer des bacs pour abreuver les animaux , fort  nombreux dans nos communes rurales.

Dès 1812, des fontaines ont été érigées.

 

Des bacs ont été installés dans les fermes importantes.  Les conduites étaient la plupart du temps en bois ou en poterie.

Il existe encore dans denombreuses propriétés de tres beaux bacs privés,

Seuls les propriétaires pourraient nous autoriser à en parler. Ils peuvent accorder leurs autorisations sur ce site.

Mais c’est à partir de 1827 que les fontaines monumentales furent installées sur le territoire de la commune

. Taillées en pierre des carrières d’Hauteville et de la carrière Hugon sur la route de Champdor, elles furent installées la plupart du temps sur les places près des fours  banaux ou appartenant à des propriétaires ruraux.

Lompnes s'enorgueillait déjà de quatre fontaines, une près  de la chapelle de Lompnes, le bac mesure 3mX1.40 m, elle a changé plusieurs fois de place.

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La fontaine de la rue centrale fut installée en 1812, elle fut restauréeUne  en 1898 par un dénommé Billard, on replaça la chèvre datée de 1812

 

Une sur la place

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Une au carrefour de la rue de Champdor et de la rue des fontanettes près du four communal, c'était la grande fontaine de Lompnes.

Elle avait été installée en 1881, taillée par François Brachet, elle fut amenée depuis les carrière et sur les lieux par huit paires de boeufs.

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Cette fontaine fut déplacée en 1953 sur la grande place de Lompnes par l'entreprise de Gaspard Carrara. Le parcours était de 226 mètres et l'opération dura 2 h 57' 34". Le bac fut déplacé en une seule pièce, elle pesait15 tonnes.

Le four et la maison Dassin

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Déplacement de la fontaine de Lompnes

Concomitamment, on installa dans plusieurs quartiers des lavoirs  aujourd’hui presque tous disparus., un au croisement de la rue centrale et de la rue neuve

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Et un à la base de la rue des Fontanettes.

 

A Hauteville on installa plusieurs fontaines.

Une route de Cormaranche, près de l'Espérance, Elle possédait un bec verseur à tête de lion; qui a été volé.

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Une près de l'églisele bac est daté de 1905, c'est une fontaine en arc de 5 m, la cèvre est surmontée d'une urne, elle est adossée aux dalles qui formaient l'enclos de l'ancien cimetière.

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DSC03374Nouvel emplacement après travaux

Une rue de Tenay près du four

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Une sur la place du Creux, appelée parfois place du commerce

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Il existait aussi sur cette place un lavoir qui a été détruit

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la construction à droite de la photo.

Une près de l'ancienne mairie - justice de paix,

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cette dernière fut déplacée près du centre culturel;

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Jeux d'été à la fontaine

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fontaine et Lavoir rue de Tenay

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L'ensemble des fontaines Rue de Tenay

Il fut un temps où nous allions les soirs d'été quérir l'eau fraîche des fontaines Pour se désaltérer. Malheureusement, la plupart sont revêtues maintenant de la plaque rouge "'Eau non potable!"

Autres temps, autres moeurs!

Les fontaines éloignées:

Une ancêtre, la fontaine du Chemin d'Orcet.

 

 

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 Elle est alimenté par les sources de Biorcet, bac rustique de 2mX0.70m.  Elle coule toute l'année même par temps de sécheresse.

Bac des Granges Figuet

Bac de 3.33X 0.95 m, Les eaux sont abondantes en période normale

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Fontaine de la Ferme Guichard :

Ferme Guichard 17 fevrier 2019

 

 la fontaine de Givarais

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Ferme Guichard 17 fevrier 2019

 

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30 mars 2020

Tuberculose et coronavirus ! Revoir sa copie !

Dans le monde entier le coronavirus a fait au 30 Mars :34610 décès sur 183 territoires; On enregistre 727.080 cas 

 

Bien sûr le chiffre est angoissant, mais gardons notre calme.

Si les médias et les réseaux sociaux avaient existé début 1900, rendez-vous compte du buzz que cela aurait donné !

Comparons avec les chiffres de la tuberculose

À la fin du XIXe siècle, malgré une fluctuation des chiffres due à l’incertitude statistique, on pense que la tuberculose faisait plus de 80 000 morts par an en France.

Chiffre plus raisonnable que les 150.000 primitivement annoncés au début du 20 ème siècle.

Cependant, en 1939, elle emmenait encore avec elle 50 000 âmes en Franceet la guerre 1939-1945 n'a pas arrangé la situation.

Il n’existait aucune statistique mondiale, mais en extrapolant les chiffres des personnes décédées dans le monde devaient  être autrement préoccupant.

 

Personnel de sanatorium début 1910 : calme et sérénité

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En 1900 à la fondation de Mangini premier sanatorium sur le plateau, les habitants furent confrontés à ce fléau, apparemment avec un flegme paysan remarquable, vu l’étendue du désastre.

La station d'Hauteville-lompnes pris cependant des précautions

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Quand on voit les mesures prophylactiques prises à l'époque, on trouve quelques ressemblances avec notre époque à cela près que nos médecins avaient déjà quelques solutions de traitements :

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Pour mémoire, les Cormaranchois étaient plus suspects vis-à-vis de la maladie, puisqu’un décret de la mairie interdisait la création d’un établissement hospitalier sur leur territoire au-delà du pont de Mélogne construit en 183

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Quand les Savarin étaient vénitiens....

 

 

Quand les « Savarin » étaient vénitiens….

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abbatiale de Nantua

La famille Savarin, fixée en Bugey, est originaire de Venise sous le nom de Savarini.

Le nom de cette famille s'orthographiait Savarini,un de leur membre avait accompagné Marco polo lors de son voyage en chine ce qui avait renforcé
le renom des Savarini dans la citée de Doges.

Merci à l'internaute qui a apporté cette précision.

 

 

Le premier de la famille qui passa en France en 1131, avec le Seigneur Don Jean Décoci, cardinal de Bourgeoisie, nommé par le Pape « seigneur et prieur commendataire du prieuré Saint Pierre de Nantua.

L’Abbé de Nantua, reconnaissant les bons et agréables services qu’il recevait du dit Savarin, le pourvut en 1132 de l’office de Grand Capitaine et châtelain de la dite Ville.

Des privilèges, franchises et récompenses furent accordées à Amblard Savarin et son fils Guigues par Humbert de Maresta, prieur de Nantua.

Ils furent très dévoués aux religieux de Cluny établis à Nantua.

La branche des Savarin-Pion du Bugey fut anoblie au milieu du seizième siècle.

Par suite de revers de fortune, la branche des Savarin-Pion  auquel appartenait César Marie Stanislas Savarin  né à Jujurieux le 7 mai 1773, mort sur l’échafaud à Bourg le 25 octobre 1816, victime de la réaction bourbonienne.

Il existe sur le plateau des familles Savarin à Corcelles et Brénod.

On trouvait dans l’état civil de ces communes, des Savarin-Pion, Savarin Marestan et d’autres peut être.

Sont-ils descendants de l’Illustre Vénitien…seul une recherche généalogique poussée pourrait le prouver.

Extrait d’un document paru en 1928 dans un bulletin de l’Ain écrit par le docteur Boccard.

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27 mars 2020

La Borne des trois cantons.

 

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La borne des trois cantons aux armoieries des Montillet de Champdor

Les promeneurs ont depuis longtemps sur le Plateau repéré la borne des  cantons.

C’est une longue histoire commencée en  1732.

Le baron de Montillet  de Champdor, qui demeurait à l’époque à Chevigny Saint Sauveur, près de Dijon. Il revendiquait alors un espace de bois dans la montagne.

La commune de Ruffieu en Valromey ne l’entendait pas de cette oreille, elle déclarait que cet espace appartenait à sa commune .On se lança alors dans un procès qui dura plusieurs années.

Dans un premier temps, Le tribunal de Belley donna raison à Ruffieu, mais le Baron fit appel.

Donc un premier procès eu lieu en 1732, on se référa à un acte d’inféodation de 1369 du mandement de Châteauneuf à Pierre Gerboy par Amédée, prince et comte de Savoie.

Châteauneuf revendiquait les terres qui partaient de la fontaine

. L’endroit était bien le point limite de Champdor. Mais en 1844, Hauteville des Bouchardières à celles de Cuvillaz (texto)rentra aussi en bagarre avec Ruffieu pour déterminer les limites de leurs territoires respectifs.

En 1864, la cour impériale de Lyon, trancha l’affaire : elle accorda au Baron de Champdor d’établir une borne signifiant la limite de sa propriété. C’est ainsi que cette borne appelée « 3 cantons » devrait plutôt être appelée « 3 communes » puisqu’elle limite Champdor, Ruffieu et Lompnes devenu Hauteville-Lompnes par la suite.

Les 3 cantons à l'époque était Brénod,Hauteville et Champagne en Valromey

On avait en ce temps là un grand sens de la terre et l’instinct propriétaire exacerbé.

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26 mars 2020

A ceux qui sont nés depuis bien longtemps

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Nous étions jeunes en ce temps-là, enfants des écoles de Lompnes, s'ils sont encore en vie, ils ont 95 ans

A ceux qui sont nés il y a bien longtemps

« Que de beaux printemps l’allégresse

Va s’éteindre en nos cœurs demain

Et que la morose vieillesse

Me guette au bord du chemin ! »

C’est à une grande dame de notre pays, Delphine Arène que nous devons ce joli quatrain. Il y a près de dix ans que je le garde en mémoire ignorant qu’un jour, il serait mon actualité, radotant dans une prose que j’aurais aimée plus brillante et que je dédie à ceux qui comptent leurs printemps en nombreuses dizaines.

Et oui, nous étions déjà là avant la pénicilline, la télévision, la moissonneuse batteuses, les premiers tracteurs et la pollution

Nous étions déjà là, Dieu merci, avant la pilule, le youpala et les vacances obligatoires.

L’ordinateur et le Web n’avaient pas encore contaminé personne et l’on faisait encore nos courses chez les commerçants du village sans automobile et sans caddy.

Nous avons connu la génération des zazous, des yéyés et la musique nouvelle des raveurs, un temps où l’accordéon suffisait à notre bonheur et le petit vin blanc était là pour créer l’euphorie.

Sachant que l’avenir est réservé à ceux qui n’ont pas encore de passé, il a bien fallu s’adapter, à défaut de s’intégrer pour ne pas avoir l’air d’être pris pour des illuminés nostalgiques du temps passé. Nous gardons les pieds sur terre et peut- être un peu trop la tête dans les étoiles.

La preuve, il nous arrive encore de regretter qu’il soit déjà si tard.

Marius Guy

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Hauteville vers 1930

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Vue générale d'Hauteville dans les années 1930, à remarquer sur la montagne la forêt est en train de naître

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22 mars 2020

Souvenir du passé

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photo prise vers 1915, dans la rue centrale de Lompnes.
le personnage de gauche est Eugène Guy, dit Pirolet, 1840-1926
A droite, les bâtiments des anciens bains-douches, actuellement atelier du sculpteur Hamelin.
A gauche en haut l'ancien domaine des Dumarest.
Il y avait de la neige en ce temps là.

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