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19 mai 2020

Orsac à Hauteville-Lompnes histoire, les anciens se souviennent

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La fondation de l'Orsac

Tout a commencé par la volonté d'un homme René Sené, arrivé à Hauteville comme malade. Il s'installe à la pension "La Cascade".

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Pension La Cascade

Il s'ennuie et cherche à rencontrer des jeunes poitrinaires comme on les appelait à l'époque. Toute cette jeunesse échange des idées et se demande pourquoi ne pas se rassembler en un lieu où elle pourrait vivre ensemble leur exil forcé dû à la maladie.

Parmi ces jeunes, plusieurs sont pensionnaires de la villa Hélios, un petit sanatorium de 23 lits tenu par les pères jésuites. Il y a à cette époque le père Mayet, fondateur et les pères Lacroix et  Michel Mondésert. Malheureusement la villa est trop petite pour les accueillir.

En 1935 René Sené loue la villa Marie Louise, Il n'y a que trois chambres, mais des jeunes voudraient les rejoindre.

C'est ainsi qu'il contacte Monsieur Viallon, propriétaire de La Cascade, Celui-ci admettra dans son établissement, tous les jeunes recommandés par René Sené. Il y règne un esprit très positif, un petit atelier se crée, puis une chapelle. La maison devient le rassemblement de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, l'abbé Bailleul en soin à Hauteville en devient l'aumônier.

Malheureusement il n'y a que 20 places. Les jeunes songent alors à fonder un foyer ouvert à toute personne qui partagent leurs idées chrétiennes, communautaires et sociales;

Dès 1936, les scouts de France, choisissent cet établissement pour les jeunes qui tombent malades.

L'Association Catholique de la Jeunesse Française parraine cette petite formation. Par les scouts de France, Léon Groues est contacté, il me semble qu'il était le frère du futur Abbé Pierre., celui-ci recrute comptable, et un noyau d'administrateurs lyonnais.

Le 29 septembre 1937, les statuts de l'organisation sénatoriale catholique sont déposés sous la marque ORSAC.

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Splendid Hôtel

L'hôtel Le Splendid est alors en vente, tous ces jeunes font jouer leurs relations, famille, amis, réseau professionnel. Le Docteur Delannoy marié à Mademoiselle Marie Gavoty, jeune fille fortunée apporte la somme nécessaire à l'achat du Splendid, en créant une société immobilière.

L'acte de vente est signé le 23 décembre 1937, un vrai cadeau de Noël pour toute cette jeunesse.

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une joyeuse équipe

L'établissement évolue création d'une infirmerie pour les soins, une salle de jeux, les pères d'Hélios viennent donner des cours. Cinq religieuses sont recrutées dont deux infirmières, une cuisinière et une lingère.

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Une des équipes de l'Orsac après la guerre

Et voilà l'ORSAC lancé, mais la guerre arrive et là la petite troupe de jeunes, va essayer d'obtenir le ravitaillement, ils vont même jusqu'à élever volailles et lapins.

A la fin de la guerre en 1945, l'Orsac compte 60 malades.

La population hautevilloise a bénéficié de la joie de vivre malgré l'adversisté de tous ces jeunes. Qui ne se souvient des pièces de théâtre, de l'animation dans la ville lors des mardis gras, de l'orchestre le Rimifon Jazz, des canulars montés par ces joyeux lurons -lire dans ce blog la visite de Jean Nohain-

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Au théâtre on plaisante même avec la maladie

Nous aimions les Orsaciens, beaucoup se sont établis à la fin de leur traitement dans la ville, ils ont construit, fondé des commerces, se sont embauchés dans les sanatoriums comme employés ou dans les entreprises du plateau.

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les anciens orsaciens devenus hautevillois

La graine semée par René Sené fut bonne et la moisson récoltée pour la ville fut belle!

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Quand l'Orsac fêtait ses 70 ans

courrier du 1 février 2020

merci pour ce témoignage

 Bonjour, mon père et son frère ont été pensionnaires à l'Orsac dans les années 50.
Mon père est décédé le 25 janvier 2020 dans sa 90eme année . il s'appelait paul Brochard et son frère Yves, ils étaient originaires de Vendée et ils étaient présents pour les 70 ans de l'Orsac, ils sont sur la photo, Yves le 1er du 1er rang en haut à gauche et mon père Paul le 5eme au même niveau avec le visage à moitié dans l'ombre. mon père recevait régulièrement le bulletin et gardait un très bon souvenir de ces années.
Je ne connaissait pas cette photo avant aujourd'hui, voilà c'était pour lui rendre hommage.
Bien cordialement
Jean-François BROCHARD

 

Bonjour,
55 ans plus tard, je tiens à témoigner du dévouement des docteurs, Saint Pierre et Morvan, de toutes les infirmières et de tout le personnel de l' ORSAC. J'y ai été soigné dans les années 1965 et 1966. Je dédie aussi ce souvenir à Jean-Luc et Jean-Claude. Je ne les ai jamais oublié.
Eric Beroud - email : beroud.eric@wanadoo.fr

Bonjour
Mon séjour s est déroulé en 1962 et 1963 souvenir des Dr's Morvan et Saint Pierre des infirmières dévouées. J ai participé au canular dont a été victime M Jean Nohain. Des moments de camaraderie avec tous les curistes. DHEILLY CHRISTIAN D AMIENS A L ÉPOQUE.
Christdy@aol.com

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18 mai 2020

Venez prendre l'air, les narcisses sont en fleurs.

Après ces mois de confinement, il est temps de prendre des bouffées d'air pur! La saison des narcisses bat son plein sur le plateau d'Hauteville Brénod.

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Je n’ai jamais compris pourquoi les vieux de notre pays nommaient les narcisses sous le nom de « jeannettes ». Au mois de Mai ou début Juin, dès que les champs de la Léchère, des Ollières et des bords de l’Albarine se constellaient d’étoiles blanches au cœur rouge et que les soirées s’embaumaient de l’odeur capiteuse et entêtante des narcisses, ma grand-mère emmenait mes cinq ans à la cueillette des « jeannettes » et des clochettes violettes ou blanches, ce qui était plus rare.

Nous ramenions à la maison des bouquets pour toutes les occasions, la fête des mères bien sûr, ce qui était une joie pour nous les bambins, mais aussi pour d’autres occasions qui nous paraissaient assez mystérieuses, fleurir les croix des chemins, les tombes au cimetière et les autels des chapelles et églises.

C’est quelques années plus tard que j’appris que ces fameuses « jeannettes » avaient pour nom : narcisses, puis que les jonquilles du printemps étaient aussi des narcisses, comment voulez vous que l’on se reconnaisse dans ce labyrinthe d’appellations !

Et quand vint le temps des grandes études (enfin la sixième ou la cinquième, n’exagérons rien !) on apprit qui plus est, que Narcisse, personnage de l’antiquité  fort amoureux de son image, se regardait dans un miroir d’eau pure,  il tomba et se noya, il se transforma dans la fameuse fleur blanche à cœur rouge qui depuis lors prit pour les générations futures le nom de narcisse.

C’était beaucoup d’informations pour nos petites cervelles, mais  l’odeur de ces fleurs nous enivrait et nous sentions bien inconsciemment que tous ces parfums avaient quelque chose de « pas très catholique » voire de surnaturel.

En plus de cela et pour corser le mystère, nous apprenions que les grosses clochettes violettes ou blanches s’appelaient des « fritillaires pintades »  (un nom de basse cour) et que les gros boutons d’or se nommaient les trolles (ce mot au masculin était le nom que l’on donnait aux esprits follets et lutins des légendes scandinaves). Comment voulez-vous que nos imaginations d’enfants ne transforment pas cela en quelques histoires de contes, ou quelques sorcelleries fort embaumées ?

Et voici que le temps passant à la vitesse d’un éclair, nos « septante » ans sont largement dépassés.

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Mais je ne sais pas pourquoi quand vient le temps des narcisses, il flotte dans l’air une atmosphère bizarre, une sorte de parfum d’enfance qui nous attire près des bois et des champs pour faire en « catimini » une petite cueillette de ces fleurs d’un printemps avancé. Avouez qu’il est étrange de voir un vieux ramasser un bouquet de fleurs ?

Vous qui êtes de la génération du « Seigneur des anneaux » « du monde de Narnia » et autres « Avatar » nous n’avions pas besoin de Hollywood pour stimuler nos imaginations en délire, seul le parfum capiteux des narcisses nous faisait entrer dans un monde où se mêlait légendes, elfes et lutins et c’était bien comme cela.

Mais au fait sommes-nous tous seuls dans ce cas là ? Pensez-vous ! Il suffit d’ouvrir les yeux et remarquer que venu le temps des narcisses, des hordes de Bressans et de Lyonnais envahissent le plateau avec parfois grands parents et enfants, ils viennent cueillir des brassées de fleurs qu’ils emmènent dans leur plaine où le narcisse n’existe pas. Après s’être soûler durant tout le voyage de parfums enivrants, ils de dépêchent de les mettre à l’extérieur sur le rebord des fenêtres, pourquoi me direz-vous ?, pour échapper aux odeurs entêtantes des jeannettes ? Vous n’y êtes pas !

Ils essayent d’échapper aux réminiscences de l’enfance et autres souvenirs qui les ont tellement émus le temps d’une cueillette. Trop tard ! L’envoûtement du parfum des narcisses a fait son œuvre !

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14 mai 2020

Joseph Viallaz, maire d'Hauteville résistant

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Joseph Viallaz

Joseph Viallaz cadré

Né le 27 avril 1886 à Saint-Rambert-en-Bugey (Ain), ouvrier d’usine et découpeur sur métaux.

Joseph Viallaz était le fils de Marie Eugénie Coudière, ouvrière en soie. Il fut reconnu et légitimé par le mariage de sa mère avec François Marie Auguste Viallaz le 2 juin 1887. Il se maria le 12 mai 1913 à Lyon Ve arr. avec Lina Joséphine Goffaux, cuisinière.


Il était domicilié à Oyonnax (Ain) où il exerçait le métier d’d’ouvrier d’usine puis après son mariage à Villeurbanne (Rhône), où il fut découpeur sur métaux. À la déclaration de guerre en 1914, il fut mobilisé au 319e régiment d’infanterie. Il fut blessé à Cirey-sur-Vezouze (Meurthe-et-Moselle) le 16 novembre 1914 et devint "Mutilé de guerre". Il laissa une jambe remplacée par une jambe de bois

En 1940, il était domicilié à Hauteville, devenu Hauteville-Lompnes le 31 juillet 1942 par réunion des deux communes. Il fut désigné maire d’Hauteville-Lompnes (Ain). par la résistance en avril 1944. - Résistance intérieure française (RIF).-

Le 6 février 1944, les allemands entreprennent des opérations de grande envergure contre le maquis d’Hauteville Brénod.


Le 23 juin 1944, les Allemands réoccupèrent Hauteville et joseph Viallaz se constitua prisonnier pour protéger sa population.

 

Il fut arrêté et enfermé dans la prison municipale puis transféré à Artemare puis à Chambéry.

 

 On suppose qu’il fut immédiatement fusillé par l’ennemi. Son corps ne sera retrouvé qu’à la fin de la guerre noyé dans l’Isère à Pontcharra, il fut  ramené à Hauteville.


Il obtint la mention « Mort pour la France » transcrite sur l’acte de naissance le 28 mai 1948.
Son nom figure sur le monument aux morts 1939-1945, à Hauteville-Lompnes (Ain).

 

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13 mai 2020

Hommes de guerre à Lompnes au Moyen Age

Amédee V

Le châtelain de Lompnes fut parfois chargé par le comte de Savoie de surveiller ce qui se passait dans les environs.

Une lettre datée du 15 janvier 1293 par Amédée V au châtelain de Lompnes lui enjoint de faire la police dans le secteur.

Plusieurs expéditions ont été organisées pour régler des différends, en voici quelques unes :

En 1304, Une bande de gens de Lompnes est conduite à Châtillon de Michaille pour assiéger la bastille que le dauphin avait construite sur des terres appartenant à l’abbaye de Saint Claude ; ils sont conduits par deux frères roturiers, Pierre Hugon et son frère Humbert, ce dernier habitant Longecombe.

En 1306, six hommes vont à Ambronay ; en 1310, une centaine se rend à Nantua.

En 1318, la troupe va jusqu’à Genève.

Vers 1325, la menace du dauphin se précise et des hommes  d’armes sont envoyés à Ambronay et à Saint Rambert.

Il y avait donc des hommes  de guerre à Lompnes au Moyen Age.

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Blason de Savoie,sur notre territoire.

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10 mai 2020

A chaque maladie mortelle, son thérapeute.

Gerson

Le docteur Gerson


Article paru à Hauteville sur le journal local en 1931.

Guérison de la tuberculose par un régime alimentaire.

Le Docteur Gerson de Bielefeld, croit pouvoir guérir, dans certain cas, la tuberculose au moyen d’un régime rigoureux. Il a obtenu parait-il des résultats intéressants, dans des cas de lupus et tuberculose osseuse.

Le Docteur Gerson proscrit le sel de l’alimentation et tout ce qui est salé (jambon, conserves, etc…)

Les aliments permis ou recommandés sont le lait, le fromage, les fuits crus, les salades, les oeurs.

Pour remplacer le ses prohibé, le docteur Gerson recommande persil, estragon, ail, laurier, citron etc…..

Max Gerson (18 octobre 1881 - 8 mars 1959) était un médecin américain d'origine allemande qui a développé la thérapie de Gerson, un régime alimentaire comme traitement alternatifs contre le cancer, qui prétend pouvoir guérir le cancer, la plupart des maladies chroniques dégénératives et la tuberculose.

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08 mai 2020

autres temps, même moeurs 2 belley confiné

Belley

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05 mai 2020

Autres temps, même moeurs....

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Cette lettre n'existe pas, je viens de vérifier sur la Pleiade,La lettre 962 est du 25 avril à Bussy Rabutin et la lettre 963 du 28 mai 1687.

 Disons que l'auteur a fait un pastiche, ma foi, pas trop mal tourné!

 

Madame de Sévigné écrit à sa fille, Madame de Grignan le jeudi 30 Avril 1687

 

« Surtout ma chère enfant, ne venez point à Paris! Plus personne ne sort de peur de voir ce fléau s’abattre sur nous, il se propage comme un feu de bois sec. Le roi et Mazarin nous confinent tous dans nos appartements. Monsieur Vatel, qui reçoit ses charges de marée, pourvoit à nos repas qu’il nous fait livrer.

 Cela m’attriste, je me réjouissais d’aller assister aux prochaines représentations d’une comédie de Monsieur Corneille « Le Menteur », dont on dit le plus grand bien. Nous nous ennuyons un peu et je ne peux plus vous narrer les dernières intrigues de la Cour, ni les derrières tenues à la mode. Heureusement je vois discrètement ma chère amie, Marie-Madeleine de Lafayette, nous nous régalons avec les Fables de Monsieur de La Fontaine, dont celle, très à propos « Les animaux malades de la peste » Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés »

Je vous envoie deux drôles de masques, c’est la grande mode. Tout le monde en porte à Versailles .C’est un joli air de propreté, qui empêche de se contaminer.
Je vous embrasse, ma fille, ainsi que Pauline

 

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Les quatre temps pour 2020

Les quatre temps pour 2020

En chute de neige cumulée, il est tombé durant l'hiver 2019/2020 : 67 centimètres de neige.

Voir les photos ci-dessous.

En ce qui concerne la pluie, Octobre 2019 : 200mm /novembre 2019 :225 mm/décembre : 190mm:

2020 : Janvier: 80mm/ Février125 mm/ Mars 165 mm.

Pas de pluie depuis le12 mars, va-t-on rajouter une sécheresse au Covid19?

La dernière semaine d'Avril jusqu'au 6 mai : 112mm de pluie! Ouf!

 

4 temps d'hiver : 18,20 et 21 décembre 2019

le 16 février 2020 à la ferme Guichard, la neige se fait encore attendre:

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photos prises le dimanche 19 janvier 2020 à la ferme Guichard

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4 temps d'hiver : 18,20 et 21 décembre 2019

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4 temps de printemps : 4, 6 et 7 mars 2020

 

Premier jour des 4 temps, météorologie de la France durant la journée du 4 Mars

 

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 Le 4 mars correspondrait au temps d'Avril, jusqu'au 15 avril nous n'avons pas de pluie, temps sec, voir réflexion en haut de l'article, cela se confirme!

Deuxième jour des 4 temps de printemps 6 mars, correspondrait au temps que nous aurions en Mai

 

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7 mars , troisième jour des 4 temps de printemps, correspondant au temps qu'il fera en Juin

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4 temps d'été : 3,5 et 6 juin 2020

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4 temps d'automne : 23, 25 et 26 septembre:

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à suivre

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03 mai 2020

Les vaches folles oubliées?

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1996 : les vaches deviennent folles !

1993 : peste porcine…

2003 : grippe aviaire et j'en passe

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie. La Fontaine....

Pauvres Vaches!

 

Elles ont tellement de problèmes, on leur reproche tant de choses qu’elles en sont devenues encombrantes et maudites ; on arrive même à les tuer pour ne pas qu’elles soient malades.

La télévision nous a suffisamment parlé de ce mal qui répand la terreur, appuyé sur le  qualificatif de folles que nous leur avons attribué et insisté sur le fait  qu'elles étaient cannibales.

Pauvres bêtes, aussi innocentes que les humains qui  « bouffent » tout ce que l’agroalimentaire peut leur faire avaler. Ce n’est pas très original mais je veux prendre leur défense et tenter de les réhabiliter.

Déjà, bien avant moi, SULLY ne s’était pas trompé en unissant labourage et pâturage, il savait que les vaches étaient de fameuses bêtes nourricières.

Rappelez-vous ces images du passé : ces grand’mères faisant manger leur bête le long des routes, rappelez-vous l’histoire de « sans famille » où la mère Barberin qui n’avait qu’une vache préparait des crêpes pour le petit Rémi…Et notre Fernandel s’évadant du fin fond de l’Allemagne et arrivant avec Marguerite à la porte de la liberté.

Ma génération qui a passé plus de temps avec elles dans les prés que sur le banc de l’école se souvient de cette époque où elles avaient encore des cornes et un nom…Elles s’appelaient Fleurette, Bijou, Printemps, Mignonne etc.…Elles répondaient à leur nom, beuglant à la venue de leur maître et obéissant au petit berger pour changer de direction, ces petits bergers qui devaient rendre des comptes quand la plus gourmande dévorait les choux du voisin…la plus gourmande c’était la meneuse du troupeau et la préférée, c’est à elle que l’on tirait le meilleur lait pour compléter la ration du bébé de la maison ou du petit voisin.

Aujourd’hui, on se rit de toutes ces précautions : Bébé boit du lait pasteurisé. Et même le bœuf de Pâques amoureusement préparé ne fait plus recette. Il n’a pas de nom, il ne défile plus, on vous dira seulement qu’il n’a mangé que de l’herbe et qu’il est classé E. U. ou R. Bonjour la poésie !

Dans nos petites fermes trop pauvres pour avoir un attelage de bœufs, les vaches tenaient le rôle de tracteur, sous le joug, elles étaient attelées à tous les instruments de l’époque : faucheuse, char à bois, à fumier ou à foin. Pour tirer la charrue à mancherons ou brabant on se « coublait »* à l’attelage du voisin et l’on venait ainsi à bout de tous les travaux tout en entretenant un paysage qui aura bien du mal à se maintenir.

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Les boeufs aussi  étaient liés.

Que serions nous devenus sans elles ? Sans elles nous n’aurions jamais connu la fruitière, les gaufres, la fondue, la cuisine à la crème et nos 400 fromages qui font la réputation de notre pays.

Chaque année au concours général, le monde entier vient les admirer et s’extasier devant nos races de montagne représentées autrefois par une silhouette sculptée dans les moules à beurre et vouées à la disparition. Après quelques dizaines d’années de sélection on a réussi à les sauver et le spectacle de la montée à l’alpage est le moment privilégié d’une mise en scène triomphale.

J’ai souvenir de mon dernier attelage : elles s’appelaient Manon et Marquise, elles s’arrêtaient devant la porte de l’étable, attendant le joug, obéissant à toutes les commandes dites en patois, tournant seules après chaque sillon et repartaient inlassables toujours pareilles à elles même placides et courageuses. Vous comprendrez pourquoi j’éprouve le besoin de venir à leur secours et leur prouver un peu de reconnaissance…

Une catastrophe comme celle que nous vivons ajoutée à la politique le la P.A.C. agrandira un peu plus le désert montagnard. Il y aura assez de place pour « construire la ville à la campagne, de moins en moins d’espoir pour sauver les pauvres de la famine.et le bonheur ne sera plus dans le pré ! .

 

                                                                                                 MARIUS GUY écrivait cela en 1996

 

*couble : attelage composé de deux paires de bœufs ou vaches

 

 

 

 

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30 avril 2020

Sanatorium Bellecombe, ses débuts.

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Le sanatorium Bellecombe.

Tout de suite après Mangini, le sanatorium Bellecombe fut ouvert en 1904. Crée par le docteur Quinson, gendre de Monsieur Lurin Maire et conseiller général d’Hauteville.

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Le personnel de Bellecombe sous la direction du Docteur Quinson.

Il fut bâti sur l’emplacement de la scierie dont monsieur Lurin était propriétaire.

Le sanatorium Bellecombe comportait 25 lits à l’ouverture. En 1905, il avait fait installer l’électricité par un groupe autonome.

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Le docteur Quinson professa jusqu’en 1911 date de son décès                                  

Le docteur Dieuzeide, lui succéda pendant trois ans.

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Le docteur Dieuzeide en famille.

Le Docteur Crépin pris la suite de 1914 à 1924.

Bellecombe fut vendu au Département de l’Ain par Madame Quinson en 1918.

En 1924, le docteur Albert Farjon prit la direction qu’il garda jusqu’en 1949. Sa santé ne lui permettant plus d’exercer, il cessa ses fonctions de directeur.

Il mourut le 27 avril 1954.

 

 

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Le sanatorium Bellecombe, fermé de nos jours.

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