Se souvenir de grands champions du cyclisme !

Cb Roger Pingeon entouré par Amélie Goudjo, Joseph Carrara, Henri Anglade Amélie Goudjo, Joseph Carrara, Roger Pingeon, Henri Anglade

 

 Un grand champion cycliste qui avait honoré son pays natal en 1967. Combien de fois n’avons-nous pas entendu sur les ondes en cette année là le nom d’Hauteville.

Un de nos compatriotes brillait particulièrement dans la grande boucle du Tour de France.

Tout avait commencé dans les années 1957 au vélo-club d’Hauteville-Lompnes. Souvenez-vous de cette époque où l’on voyait sur nos routes des sportifs comme Pingeon, et Joseph Carrara pour ne citer qu’eux. Alors que dans les compétitions locales commentées à ce moment là avec brio par Michel Achard, on pouvait voir que ces deux champions en herbe ne s’arrêteraient pas là. Leur volonté, leur puissance de « jarrets » allaient faire merveille.

Joseph Carrara DSC07567

s’illustra particulièrement dans le Giro d’Italie où il gagna une étape et finit deuxième du prix de la montagne, puis dans le Tour de Catalogne où il remporta huit étapes.

 

Et bien sûr Roger Pingeon qui peut s’enorgueillir d’avoir participé à huit Tour de France, au tour d’Espagne de 1969 où il revêtit durant huit jours le maillot amarillo et à tant d’autres compétitions : tour de suisse, critérium national, grand prix des nations, tour d’Italie, Liège Bastogne Liège.

Nous le trouvons en ce temps-là côtoyant les plus grands Anquetil, Merckx, Poulidor, Thévenet, Gimondi, Geminiani, Janssen, Anglade et tant d’autres.

img308 Joseph Carrara rencontre son ami Poulidor à Cormaranche

Son heure de gloire fut pourtant en 1967, où durant le tour de France, il prit le maillot jaune à Jambes…cela ne s’invente pas. Et après d’énormes efforts tout au long du parcours, il terminera un tour de 4780 kilomètres soit en 136 h 53 mn, soit une moyenne de 217 km/jour devant le public parisien qui lui fit un triomphe.

Dès son retour dans son pays natal, il fut reçu en triomphateur à la mairie d’Hauteville.

C a Le triomphe hautevillois de Roger Pingeon en 1956 Jour de gloire hautevilloise pour Pingeon

Un disque fut même pressé à sa gloire,

img313 couverture du disque en 1967

souvenez-vous du refrain « Vive Pingeon ! Vive Pingeon ! Vive Pingeon ! » et de l’immense foule qui s’était rassemblée. Michel Achard était encore là pour commenter et René Grandgirard, photographe d’alors immortalisa dans de nombreux clichés cette belle réception.

Un souvenir qui ne s’oublie pas !

Quarante six ans après, Roger Pingeon a été honoré par la ville. Une salle de l’ensemble sportif d’Hauteville-3S lui est dédiée. Et c’est avec une réelle émotion que Roger Pingeon dévoila la plaque commémorative en compagnie d’amis Henri Anglade, et Raymond Elena, entouré d’une autre sportive Amélie Goudjo, qui était la capitaine de l’Equipe de France de Hand Ball lorsque son équipe prit la deuxième place aux championnats du monde à Nankin en Chine et d’une Kyrielle de petits poussins en maillot jaune.

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Bravo Roger, vous voilà entré dans la mémoire de vos compatriotes et ce, de votre vivant ; en France c’est encore un autre exploit !

DSC07574  46 ans après, C'est encore l'heure des autographes