Scan10857

Un rappel sur ce qu'était Le scoutisme : organisation plus que centenaire.

 

Un peu d’histoire :

L’idée du scoutisme est née dans l’esprit d’un anglais Lord Robert Baden- Powell lors de seconde guerre des Boers 1899 -1902 en Afrique du Sud. La ville de Mafeking étant assiégée, l’officier commandant eut l’idée d’utiliser des jeunes comme messagers, observateurs, guetteurs ou éclaireurs.

A la libération de la ville en 1900, Baden-Powell est acclamé comme un héros, il avait prouvé que les jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission à condition qu’on leur accorde de la confiance.

Dès son retour en Angleterre, il rencontre un succès auprès des jeunes et des éducateurs. Marqué par la jeunesse britannique des quartiers, désoeuvrée, souvent marquée par la drogue (déjà !) et la plupart délinquants, il décida de mettre en pratique les tactiques utilisées en Afrique du Sud, non  pour apprendre à faire la guerre, mais apprendre à faire la paix, le scoutisme n’a rien de commun avec les principes militaires.

En Juillet 1907, le premier groupe de garçon est crée en Angleterre, toutes classes sociales confondues, il leur apprendra l’éducation, l’indépendance et la confiance en eux.

L’âge faisant, Baden-Powell prévoit son remplacement en formant des éducateurs qui à leur tour fonderont des troupes à travers le monde entier.

Le mouvement scout compte aujourd’hui 28 millions de scouts (éclaireurs dans les pays francophones) à travers le monde. Bien sûr le mouvement est d’obédience catholique, mais il existe des scouts israélites, et depuis 1935 des scouts musulmans.

Il a fallu attendre 1941 pour que les premiers mouvements scouts soient fondés en France.

 

Donc en 2007, le scoutisme a fêté ses 100 ans dans le monde entier.

 

Le scoutisme à Hauteville :

Il faudra attendre 1946, sous l’impulsion du docteur Sestier alors en poste au sanatorium d’Angeville et du tout jeune vicaire Henri Orset nouvellement installé à Hauteville, une troupe scoute est fondée entraînant 20 à 30 gamins du pays.

Le premier local réservé à cette compagnie était le poulailler du docteur Rossignol, (eh oui ! les débuts étaient fort modestes) et l’on se contentait de peu. Mais ce que l’on a pu vivre à l’époque était assez réjouissant.

De nouveaux chefs se succédèrent : Romain Bonvallet, Pierre Pichon, Jean Teulade.

Fondé sur un principe pédagogique qui cherche à donner des responsabilités à l’enfant et à l’adolescent, la troupe trouva très vite son régime de croisière. Les premiers camps dans la nature et les activités d’entraides et de bienfaisance étaient à l’ordre du jour. Il fallait être débrouillards, savoir allumer le feu sous la pluie, faire la cuisine dans les bonamos (gamelles qui s’emboîtaient les unes dans les autres -question de place- et avaient de multiples usages, monter les tentes, établir des abords, c’est ainsi que l’on nous apprit à joindre des bois au moyen de ficelle avec je ne sais combien de nœuds qu’il nous fallait apprendre…..Il y en avait bien une dizaine de combinaisons différentes pour nouer les ficelles, toutes avaient un nom… Il ne faut pas oublier aussi que la marche se faisait à pied et les sacs à dos étaient lourds pour les jeunes ados que nous étions. Non seulement nous portions nos vêtements pour 15 jours mais aussi les toiles de tente, les couvertures, le matériel de cuisine etc…. chaque fois que nous partions en camp. Nous apprenions la connaissance des plantes, les constellations dans le ciel, comment lire une carte, comment se repèrer dans la nature....

C’est ainsi que les premiers camps se déroulèrent à la combe de Léchaud à Brénod, accès par le petit tramway de l’Ain, puis de la gare de Brénod à la grange Berthet à pied où nous avions rejoint les scouts de Thionville dans le Nord.

Ces pauvres scouts plus habitués aux grandes plaines vides de leur pays, se trouvèrent dans les plantations d’épicéas en pleine forêt « amazonienne » taillant les jeunes sapins pour faire des mâts, provoquant ainsi un incident diplomatique avec le propriétaire du bois voyant sa plantation mise à mal.

Un « monsieur bon office » fut envoyé pour régler l’affaire et le scandale fut atténué.

En 1947 à Moisson en Normandie un jamboree (réunion internationale de scouts) vit la présence de la petite troupe hautevilloise très fière de se sentir appartenir aux enfants du monde.

 

Plus tard, une troupe de louveteaux vit le jour, aumônier Abbé Jean Marie Feyeux, cheftaines : Anne Marie Guy, Madeleine Chapuis et Suzanne Emin. Un camp fut organisé à Belmont en Valromey c'est-à-dire pas très loin des papas et des mamans….

Scan10859

Ces troupes locales perdurèrent jusque dans les années 1960 au maximum.