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Les ruines de l'abbaye de saint sulpice, commune de Thézillieu

Le Baron de Pardaillan à l’abbaye de Saint Sulpice.

Il ne faisait pas partie de la saga des Pardaillan écrite par Michel Zévaco de 1905 à 1918,  mais un Pardaillan dans l’abbaye de Saint Sulpice est un fait avéré décrit par l’historien Guigue en 1873. Pierre Huguenot d'Escodeça était fils de Jean d'Escodeça de Boisse et de Marguerite d'Aspremont et marié à Marguerite de Ségur.

Que s’était-il donc passé :

« Après la conquête de nos régions en 1601, l’abbaye fut donnée en bénéfice à ¨Pierre d’Escodeça, baron de Pardaillan, huguenot et gouverneur de la citadelle de Bourg. La garnison était riche de 50 hommes d’armes.

Pour accroître le lucre de son bénéfice, il prit envie de faire un haras dans le couvent. Ayant rassemblé quantité de cavales, qui sont fort belles et grandes en Bresse, il fit venir des étalons d’Espagne et d’Allemagne et de grands ânes d’Auvergne pour faire des mulets.

L’église grande comme une cathédrale, servit à serrer les fourrages nécessaires à la nourriture de ces animaux. A peine restait-il une partie du chœur autour du grand autel, qui fut libre pour les moines, afin qu’ils puissent y chanter leurs offices.

Au reste, ne vous imaginez pas que les moines s’amusassent à catéchiser les soldats commis au haras. Ce couvent devint une église militante, car on ne voyait que moines à la chasse avec les soldats, tous l’arquebuse sur l’épaule ; ce beau train dura près de huit à neuf ans » Guigue

Le Baron de Pardaillan est mort en 1621 soit 20 ans après sa fantaisie chevaline.