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Les maires des deux communes en appellent au Sous-préfet et au Préfet car en ce temps-là, «  hôteliers, cabaretiers et distributeurs de boissons et de liqueurs, font de leurs maisons des lieux de débauche et de tumulte » (Sic)

Les hommes d’âge mûr foulent aux pieds les devoirs les plus sacrés d’époux et de pères, dévorent la subsistance de leur famille et ne rentrent dans leur foyer que pour y porter le trouble et la désolation.

La jeunesse en secouant le joug de l’autorité paternelle, s’accoutume peu à peu à l’oubli de leur devoir, soit en passant les nuits dans les cabarets et autres lieux en y chantant et dansant ; ensuite, ils parcourent en bande les rues et les places, frappent à coups redoublés aux portes de leurs concitoyens et obstruent les chemins par les bois et autres matériaux qu’ils trouvent sur leur route poussant des cris effroyables, ils troublent la tranquillité des habitants.

La responsabilité des hôteliers étaient évidentes, c’est pourquoi  le Maire d’Hauteville prit l’arrêt suivant :

« Les hôteliers, cabarets et maisons ou l’on débite des boissons et liqueurs seront fermés, savoir, depuis le premier avril jusqu’au premier septembre à 9 heures du soir, et depuis le premier septembre jusqu’au premier avril à 10 heures du soir »

Les chefs de ces lieux ne pourront donner à boire et à manger, en dehors des heures prescrites qu’aux étrangers auxquels ils émécheront de chanter et de danser. Ne seront pas considérés comme étrangers les habitants de la commune de Lompnes, à cause de la proximité des deux villages.

Les contraventions pouvaient entrainer une amende de 12 à 15 francs et en cas de récidive cinq jours de prison….

Document d’après les recherches de Dom Dubois.

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Un des bistrots de Lompnes vers 1900

img024 - Copie

Chez le mastroquet Hugon, on rentrait à l'auberge par la grange