Amis des animaux s’abstenir ! Cette histoire n’est pas pour vous !                     

Nous étions en 1900, dans le château provincial d’Angeville, le comte et la comtesses menaient une vie plutôt bourgeoise.

Le personnel était réduit à 3 ou 4 personnes, dont un homme à tout faire menuisier de son état, Joseph Eugène dit "Bourguignon!"et Sidonie cuisinière et femme de chambre.

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La comtesse avait un petit chien dont elle était folle, mais qui était selon la légende une petite carne « aboyante et mordante ».

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Marie Morin, comtesse d'Angeville

Les employés n’en pouvaient plus de cette bestiole qui tenait toute la  place dans le cœur de la comtesse, femme exigeante toujours sur le dos des employés, les interrompant souvent dans leur labeur :

« Sidonie, criait elle, que faites vous ?

« Rien Madame la Comtesse, et Bourguignon?

« Il m’aide ! » Avouez que cela ne manquait pas d’humour, mais cela passait.

 

Un jour que la bête se réchauffait au soleil sur les murs de la terrasse, au pied de laquelle, il y avait une réserve d’eau, Joseph Eugène s’approcha de la bête, la saisit, un coup de poing derrière le crâne et hop ! Le chien est jeté par le criminel dans la pièce d’eau…Ouf ! Bon débarras ! pensa Joseph.

Mais l’affaire ne s’arrêta pas là, le comte eu vent de l’affaire…Il trouva vite le coupable.

« Pourquoi as-tu tué le chien de Madame la comtesse ? »

Et Joseph Eugène répondit « Parce que je n’admettrais jamais que le chien passe avant Monsieur le Comte ! »

Remarque pleine d’un bon sens paysan. Le comte dit : »Bon ça va pour cette fois ! » Retourne à ton travail !

On n’en resta pas là, et la comtesse fit des funérailles à son toutou.

On récupéra une vieille dalle de cimetière, on enterra le chien et il reçut pour le couvrir la pierre de récupération.

Si vous vous promenez dans le parc d’Angeville et remarquer cette pierre tombale, un chien est enterré dessous.

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