Simon

ADIEU SIMON ! On t’aimait bien !

Simon Seytier, le doyen des porte- drapeaux.

Qui ne connaissait pas à Hauteville, Simon Seytier, homme toujours souriant qui ne manquait pas d’humour. Sa convivialité était très grande et c’était toujours un plaisir de le rencontrer.

Passionné par le ski, le vélo, les morilles, il était  toujours présent lors des manifestations organisées par le ski-club de Lompnes lors de sa fête annuelle au four pour animer et faire cuire les excellentes galettes.

 

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Il n’était pas rare non plus de le voir en spectateur lors des courses cyclistes qui traversent la région, Tour de France, Tour du Dauphiné, Tour de l’Ain…

D’ailleurs il se souviendra cruellement d’un passage d’une course au Colombier où il fut renversé et dont il eut à souffrir.

Mais il avait une qualité reconnue par tous, c’était sa fidélité à la mémoire des anciens combattants.

Vous pouviez le rencontrer lors des manifestations du 8 mai et du 11 novembre portant le drapeau des anciens du Maquis de l’Ain. Il accompagnait ses anciens compagnons d’armes lors de leurs funérailles.

Né à Lompnes le 3 janvier 1925, fils d’Henri Seytier dit « Pipo » et de Charlotte Régnier, il fréquenta dans son jeune âge l’école communale.

Mais sa jeunesse  fut vitre rattrapée par les évènements de la guerre 1939-1945. Il rejoignit les maquis de l’Ain le 6 juin 1944.  Ses débuts au maquis seront difficiles : manque d’armes et d’organisation au départ, souvent les hommes devront dormir dehors par tous les temps.

Le premier septembre 1944, Il participa à la bataille de Meximieux où son chef Marcel Vion dit  « Chouchou » perdra la vie. La bataille de Meximieux s’inscrit dans le processus d’une course poursuite entamée par les troupes américaines et françaises ayant débarqué en Provence le 15 août 1944, contre les unités composant la 19ème armée allemande dont l’ordre de repli vers le nord-est de la France fut donné le 17 août. Il s’agit pour les Alliés de mettre hors de combat le maximum de divisions de la Wehrmacht.

Cette bataille fut particulièrement sévère et détruisit de nombreux tanks et matériels allemands.  

 

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  Ensuite, Il s’engagea dans l’armée des Alpes le 6 septembre 1944 pour la durée de la guerre,  plus six mois. 

Il était éclaireur skieur première classe au premier bataillon SES. Démobilisé le 8 mai 1945                                

Il a été décoré de la croix du combattant volontaire 39-45 à Ambérieu le 13 mai 1968 par le colonel  Henri Girousse (« Chabot dans la résistance »).

Voilà pourquoi notre Simon fidèle à la mémoire de ce qu’il a vécu est resté le porte drapeau officiel des maquis de l’Ain depuis 40 ans.

Adieu l'Ami, on t'aimait bien!